Des rapports sexuels fréquents retarderaient l’apparition de la ménopause

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Les femmes ayant des rapports sexuels fréquents à l’approche de la ménopause l’atteignent moins vite que celles qui ne sont pas aussi actives.
Les femmes ayant des rapports sexuels fréquents à l’approche de la ménopause l’atteignent moins vite que celles qui ne sont pas aussi actives. © Pixabay
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Selon une étude publiée mercredi dans la revue Royal Society Open Science, l’activité sexuelle des femmes aurait une influence sur l’apparition de la ménopause. Les chercheurs livrent leurs conclusions après avoir recueilli les données de plus de 3000 femmes pendant près de 25 ans.

Les femmes ayant des rapports sexuels fréquents à l’approche de la ménopause l'atteindraient moins vite que celles qui ne sont pas aussi actives. C'est en tout cas la conclusion d'une étude publiée dans la revue scientifique Royal Society Open Science. Megan Arnot et Ruth Mace, qui ont co-signé l’article, écrivent qu’à âge égal les femmes ayant des relations intimes au moins une fois par semaine réduisent le risque d’entrer en ménopause de 28% par rapport à celles qui ont moins d’un rapport sexuel par mois.

Ce chiffre se base sur les données récoltées depuis 1996 sur plus de 3.000 femmes américaines. Au tout début du projet, aucune des participantes n'était entrée en ménopause, mais un peu moins de la moitié d’entre elles commençaient à voir apparaître certains symptômes, comme l’arrêt progressif des menstruations, des bouffées de chaleur, de fatigue ou encore des troubles du sommeil.

Un phénomène physiologique

Les chercheuses de l’University College de Londres expliquent ce résultat par un phénomène physiologique d’octroie d’énergie déterminé par le corps : "Si une femme a peu de rapports sexuels ou des rapports peu fréquents à l'approche de la quarantaine, son corps ne recevra pas les signaux physiques d'une éventuelle grossesse", écrivent Megan Arnot et Ruth Mace.

En d’autres termes, en cas de faible activité sexuelle et sachant une grossesse peu probable, le corps ne percevrait pas la nécessité d’investir de l’énergie dans l’ovulation. Il se placerait alors plutôt dans une perspective "de maximisation de la forme physique". Tous les comportements sexuels étudiés par les deux chercheuses étaient déclarés comme hétérosexuelles. Reste donc à savoir si le phénomène est également observable dans le cas de rapports homosexuels ou solitaires.

Europe 1
Par Europe1.fr avec AFP