Dépistage du cancer du col de l'utérus : le test viral à faire d'abord

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Chaque année en France, 1.100 femmes meurent du cancer du col de l'utérus et 3.200 nouveaux cas sont diagnostiqués.
Chaque année en France, 1.100 femmes meurent du cancer du col de l'utérus et 3.200 nouveaux cas sont diagnostiqués. © AFP
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Pour un collectif de médecins, biologistes et patientes plaide, le test de détection des papillomavirus doit être utilisé en première intention pour le dépistage organisé du col de l'utérus lancé récemment par le gouvernement.

Un collectif de médecins, biologistes et patientes, demande que le test de détection des papillomavirus soit utilisé en première intention pour le dépistage organisé du col de l'utérus lancé récemment par le gouvernement. Ce cancer est lié à une infection persistante par des papillomavirus à haut risque, que le test viral HPV permet de déceler, souligne le collectif "HPV maintenant". Il "dénonce le retard pris en France" dans sa mise en place pour le dépistage, dans un communiqué publié jeudi.

Chaque année en France, 1.100 femmes meurent de ce cancer et 3.200 nouveaux cas sont diagnostiqués. La généralisation du programme national de dépistage du cancer du col de l'utérus est basé sur le frottis alors que c'est le test HPV, qui lui est "supérieur", qui devrait être le "pivot" de ce dépistage organisé lancé en 2018, soutient le collectif. Selon lui, la mise en place rapide de ce test viral utilisé avant le frottis, dans ce programme de dépistage, permettrait de dépister 30 femmes à risque de plus par jour.

L'Australie, l'Italie, la Belgique, le Royaume-Uni ont décidé d'adopter le test HPV

Un kit d'auto-test HPV, qui permet de faire soi-même un prélèvement vaginal avec une petite brosse (écouvillon), pourrait être envoyé aux femmes qui ne répondent pas à l'appel du dépistage, ajoute le collectif. L'Australie, en premier, mais aussi l'Italie, la Belgique, le Royaume-Uni, la Suède, les Pays-Bas, la Turquie ont décidé d'adopter le test HPV en dépistage primaire et le frottis en complément si le test est positif. La combinaison des deux techniques permet d'obtenir une fiabilité de 98%, explique le collectif (https://hpv-maintenant.fr/).

Les États-Unis et l'Allemagne ont choisi de réaliser simultanément les deux méthodes. Pour sa part, le collectif prône d'utiliser d'abord le test HPV puis le frottis pour faire le tri des des résultats positifs. Le frottis est un prélèvement indolore de quelques cellules du col utérin à l'aide d'une sorte de grand coton-tige ou d'une petite brosse. Son but est de repérer d'éventuelles cellules anormales au niveau du col de l'utérus, souvent avant même qu'elles ne deviennent cancéreuses. Plus une anomalie est détectée tôt, mieux elle se soigne.

Europe 1
Par Europe1.fr avec AFP