Médecin légiste, archéologue et anthropologue, Philippe Charlier décrypte les procédés de l'autopsie dans son livre "Les morts ont une histoire secrète" (Fayard). Invité de l'émission "Pascal Praud et vous", il soutient que l'intelligence artificielle ne peut pas encore remplacer son métier.
C'est une procédure qui suscite souvent le rejet, mais qui est essentielle. Réaliser l'autopsie d'un corps est "le seul moyen actuel qui ne risque pas d'être remplacé par l'intelligence artificielle, pour avoir un maximum d'informations sur l'état de santé de l'individu au moment de son décès, sur la cause véritable de la mort et sur ses circonstances", a ainsi décrit Philippe Charlier, dans l'émission Pascal Praud et vous, sur Europe 1.
Le médecin légiste, archéologue et anthropologue estime d'ailleurs que la France est en retard et "n'autopsie pas assez". "Dans les États du nord de l'Europe, il y a 70% à 80% d'autopsies et eux ont une vraie vision de santé publique sur de quoi meurent véritablement leur population", a-t-il expliqué.
Dans son livre Les morts ont une histoire secrète (Fayard), il raconte avoir autopsié "plus de 2.000 patients" dans sa carrière et insiste sur le terme : "c'est un acte médical à part entière, avec tout le respect qui est dû au patient."