papillomavirus 1:10
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Yasmina Kattou, édité par Juline Garnier
En France, chaque année, plus de 3.000 femmes développent un cancer du col de l’utérus et 1.000 en décèdent. Il s’agit du quatrième cancer le plus courant chez la femme dans le monde. Le vaccin préconisé pour les 9-20 ans avant le premier rapport sexuel, en une dose au lieu de deux, pourrait permettre d'augmenter la couverture vaccinale.

Un seul vaccin au lieu de deux pour le papillomavirus. C'est le nouveau protocole recommandé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la prévention du cancer du col de l’utérus. Dans le monde, une femme en meurt toutes les deux minutes et en France, chaque année, 1.000 femmes en décèdent.

Pour améliorer la couverture vaccinale, et tenter de diminuer le taux de développement du quatrième cancer le plus courant chez la femme dans le monde, le vaccin préconisé pour les 9-20 ans peut se faire en une seule dose.

Une faible couverture vaccinale dans le monde

Dans le monde, seulement 13% des jeunes filles sont vaccinées contre le papillomavirus. À titre de comparaison, en Grande Bretagne, huit femmes sur dix sont vaccinées. Dans les pays en développement, où l'accès aux soins est compliqué, la vaccination est en revanche quasi-inexistante.

 

Jusqu'aujourd'hui, le vaccin contre le papillomavirus nécessitait deux doses à six mois d'écart pour les moins de 14 ans, et trois injections pour les plus de 15 ans. Une dose de vaccin permet donc d'éviter les difficultés d'organisation, tout en étant aussi efficace contre l'infection selon l'OMS.

Grâce à ce nouveau protocole, l'Organisation mondiale de la santé espère que 90% des filles de moins de 15 ans seront vaccinées d'ici 2030. Une vaccination massive qui permettra de réduire le nombre de morts. En 2020, 340.000 décès ont été recensés dans le monde, dont 90% dans des pays à faibles revenus.