Invité d'Europe 1 Info ce samedi 4 avril, le porte-parole et secrétaire national de Renaissance a exprimé son désaccord avec Laurent Nuñez, qui s'est dit opposé à l'interdiction du port du voile islamique des mineures lors d'un discours à la Grande Mosquée de Paris.
Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a déclenché la controverse après un discours prononcé le 12 mars à la Grande Mosquée de Paris, à l'occasion de l'Iftar des ambassadeurs. "Je ne serai pas celui qui ira expliquer à des enfants qu'en portant le voile, elles menacent le vivre ensemble républicain", a-t-il déclaré.
Ces propos, qui ont refait surface sur les réseaux sociaux ces derniers jours, ont été vivement critiqués par de nombreux politiques. Au micro d'Alexis de la Fléchère, Jad Zahab, porte-parole et secrétaire national de Renaissance, a exprimé son désaccord avec Laurent Nuñez, tout en défendant "le droit de croire ou de ne pas croire pour tous".
La protection de l'enfance au centre du débat
"La laïcité, c'est le droit de croire ou de ne pas croire, et c'est donc le droit de chaque citoyen, dans le cadre qui est fixé par la loi, d'exercer son culte", rappelle Jad Zahab, qui défend une "loi de liberté, mais aussi et surtout une loi d'égalité de l'ensemble des citoyens devant le droit".
Pour autant, il questionne le port du signe religieux ostensible pour les mineures, "pas tellement au titre de la laïcité, mais au titre de la protection de l'enfance". "La question que nous posons avec Gabriel Attal ces derniers mois c'est 'Qui peut croire qu'une fillette de 7 ou 8 ans choisit de plein gré de porter un signe religieux ostensible ? C'est précisément là-dessus que nous faisons une distinction", explique-t-il.