VIDÉO - Emmanuel Macron interpellé par une "gilet jaune" à Pessac

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S'il a accepté le cadeau, Emmanuel Macron a toutefois refusé de le porter…
S'il a accepté le cadeau, Emmanuel Macron a toutefois refusé de le porter… © Caroline BLUMBERG / POOL / AFP
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Lors d'un déplacement près de Bordeaux, où il s'exprimait devant plusieurs dizaines de femmes, Emmanuel Macron a été interpellé jeudi soir par une "gilet jaune" qui souhaitait lui offrir un cadeau…

Elle voulait lui offrir un collier en forme de gilet jaune. Alors qu'Emmanuel Macron s'exprimait jeudi soir devant plusieurs dizaines de femmes, à l'occasion d'un grand débat à Pessac, près de Bordeaux, le chef de l'État a été interpellé par une "gilet jaune".

Macron refuse de porter le collier. "J'ai un petit service à vous demander. Et je pense que là, votre grand débat, si vous avez envie de faire un petit effort envers les Français, il peut faire un grand pas", lui a d'abord suggéré cette femme, avant de s'approcher un peu plus du président de la République pour lui remettre un collier en forme de gilet jaune. "Depuis le 17 novembre, je suis 'gilet jaune' et j'ai envie que vous le soyez avec nous", s'est-elle alors exclamée, soutenue par quelques applaudissements. Et Emmanuel Macron de refuser qu'on lui mette le pendentif autour du cou.

 "Je suis le président de tous les Françaises et de tous les Français, mais j'ai le droit de ne pas mettre un collier gilet jaune et de ne pas mettre un gilet jaune", s'est-il justifié. "Si vous me l'offrez, je le prends, mais je ne vais pas dire que j'appartiens à un groupe", a-t-il ensuite enchaîné avant d'être coupé.

"Je ne suis pas celui qu'on a voulu caricaturer". Plus tôt dans la journée, Emmanuel Macron avait aussi été interpellé par un père de famille, dont le "fils, qui est bac+5, cherche du travail depuis neuf mois". "Comment vous pouvez dire 'traverser la rue pour trouver du travail'", l'a-t-il interrogé, en référence à ses propos polémiques de l'automne. "Je ne suis pas le personnage qu'on a voulu caricaturer", a d'abord soutenu le président de la République. "Je vais toujours vers les gens et je parle très librement", "on est dans une société où l'on sort les propos de leur contexte", a-t-il ajouté, en disant par ailleurs au père de famille qui l'interpellait "espérer que Pôle emploi a fait des offres" à son fils.