Pour Gabrielle Cluzel, la justice semble partiale en France. D'une part, un certain nombre de juges ne cachent pas leurs convictions politiques, et d'autre part, "il est établi que la gauche est morale".
La justice est-elle à deux vitesses en France ? C'est la question qui anime le débat dans Christine Kelly et vous ce jeudi, après la fin de l'enquête sur les assistants parlementaires européens de LFI.
Pour Gabrielle Cluzel, il y a peu de place au doute. "Une partie des magistrats ne fait pas mystère de ses convictions, donc forcément il y a une présomption de partialité. [...] Et par ailleurs, on constate que ça tape toujours du même côté. Pour les gens de gauche, que ce soient des artistes, des politiques, pour une raison que j'ignore, tout d'un coup, les juges sont débordés, ou finalement jugent que ce n'est pas si grave que ça", pointe la chroniqueuse.
Un problème "presque philosophique"
"On peut quand même se demander s'il n'y a pas un lien entre cette partialité assumée et le fait que ce soit toujours des gens de droite qui soient poursuivis", ajoute-t-elle encore, avant d'aborder son second point, "presque philosophique".
"Il est établi que la gauche est morale. C'est la gauche qui dit ce qu'est le bien, le mal, le bon, le vrai. Donc tous ceux qui sont de son côté, par essence, on ne les poursuit pas de la même vindicte."
Une distinction que l'on retrouve dans "toutes les affaires, même de mœurs, d'abus sexuels, etc." Ainsi, Gabrielle Cluzel ne peut pas "s'empêcher de penser" que si l'affaire du "périscolaire [à Paris] n'a pas foutu tout le monde dans la rue, c'est en partie à cause de "la couleur politique de la mairie de Paris".