Trois candidats LREM à Paris : "Je serais plus soucieux s'il n'y en avait pas assez", estime Cédric Villani

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Cédric Villani 2:30
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Le mathématicien, l'un des nombreux aspirants LREM à la mairie de Paris, a estimé samedi matin sur Europe 1 qu'il valait mieux avoir trop de candidats que pas assez.
INTERVIEW

Ça se bouscule au portillon. Pour les municipales 2020 à Paris, au moins trois candidats LREM sont dans la course. Benjamin Griveaux et Mounir Mahjoubi, qui ont tous deux quitté le gouvernement cette semaine pour se consacrer pleinement à leurs ambitions électorales, et Cédric Villani, député de la majorité. Sans compter Hugues Renson et Anne Lebreton, très susceptibles de se lancer aussi. Invité sur Europe 1 samedi matin, Cédric Villani s'est félicité qu'ils soient autant, au sein de LREM, à vouloir détrôner Anne Hidalgo. 

Mieux vaut trop que pas assez

"Je serais plutôt soucieux s'il n'y en avait pas assez", a-t-il déclaré. "S'il n'y avait aucun candidat, ou un seul candidat, nous aurions autant de reproches. On nous dirait : 'Vous êtes un parti où tout est décidé d'avance, vous êtes un parti pauvre.'" Selon le mathématicien, la multiplication des candidatures ne peut être que synonyme de richesse. "Nous avons-là des profils variés, chacun arrivera avec son identité, son expérience, son profil. Chacun voudra défendre les valeurs auxquelles il ou elle croit en y apportant le meilleur."

Une construction de Paris "dans le rassemblement"

Actuellement crédité d'environ 20% des suffrages, Cédric Villani s'est dit déterminé à l'emporter pour "défendre les valeurs auxquelles [il] croit". Le député LREM a dit vouloir "travailler sur tout ce qui rendra la vie douce aux Parisiens et aux Parisiennes", en alliant "rigueur" et "souci du détail de proximité". Il s'est également prononcé pour une cohabitation plus harmonieuse de Paris avec le reste de la région francilienne et l'État. "Ce n'est plus possible d'avoir une ville qui se trouve en bataille perpétuelle. Il faut la construire dans le rassemblement." Une allusion à peine voilée à la gestion d'Anne Hidalgo, dont certaines mesures, comme la fermeture des voies sur berge par exemple, sont passées sous les quolibets de la région Île-de-France, aux mains de la droite.