Travaux de Rugy : "a priori, tout est réglo", selon l'inspection gouvernementale

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© Ludovic MARIN / POOL / AFP
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D'après les informations du "Parisien", l'inspection gouvernementale ne trouve rien à redire sur les 63.000 euros investis dans la rénovation du logement de fonction de François de Rugy. 

Le coût des travaux dans le logement de fonction de François de Rugy au ministère de la Transition écologique était justifié, selon les résultats de l'inspection diligentée par le gouvernement, révélés samedi par Le Parisien sur son site.
Interrogé par l'AFP, Matignon n'a pas souhaité faire de commentaire.

Mediapart avait évoqué le 11 juillet des travaux à l'Hôtel de Roquelaure pour un montant de 63.000 euros. Ces révélations, ainsi que celles sur les dîners fastueux lorsque François de Rugy était président de l'Assemblée nationale, ont conduit mardi à sa démission du gouvernement. Sur Twitter, François de Rugy avait souligné la nécessité de rénover "régulièrement" cet Hôtel, et publié les courriels des devis. Matignon avait demandé au secrétariat général du gouvernement de diligenter une inspection afin de vérifier que les travaux se conformaient au "respect des règles".

"A priori, tout est réglo"

D'après une personne ayant eu accès au dossier et citée par Le Parisien, "a priori, tout est réglo" et "les sommes dépensées pour réaliser les travaux sont justifiées". Les montants élevés s'expliquent par le choix de prestataires spécialisés dans les travaux de rénovation de ce genre de bâtiment construit au XVIIIe siècle. Les résultats de ce contrôle, ainsi que de celui ordonné par le président de l'Assemblée nationale sur les dépenses de François de Rugy, seront connus officiellement mardi.

 

Selon des premières indications vendredi de source proche de l'enquête parlementaire, celle-ci dédouane l'ancien titulaire du perchoir pour ses dîners somptueux qui étaient bien "professionnels". "Retour aux faits", a tweeté samedi une nouvelle fois François de Rugy, après les révélations du Parisien. "Un jour, il reviendra sur tout cela, sur cette folie médiatique lancée par Mediapart", a-t-on développé dans l'entourage de François de Rugy. "Il interviendra quand nous en serons revenus aux réalités, aux faits, au droit - ce que les rapports commencent à dire", a-t-on ajouté, en précisant que l'ex-ministre "préparait d'arrache-pied sa contre-offensive avec son avocat". D'après Le Parisien, le Premier ministre Edouard Philippe pourrait préciser une circulaire de mai 2017 qui porte sur la "méthode de travail gouvernemental exemplaire, collégiale et efficace".