Invitée d'Europe 1 Matin Week-end, Martine Vassal, candidate LR à la mairie de Marseille, est revenue sur le passage viral dans lequel elle aurait fait une référence à la devise en place sous le maréchal Pétain. Elle pointe un passage tronqué, des mots sortis de leur contexte et révèle être victime de menaces de mort.
Trois mots, un passage devenu viral et de lourdes conséquences pour sa sécurité. Jeudi 19 février, lors d'un débat en direct sur une chaîne d'informations dans le cadre des élections municipales, Martine Vassal, candidate LR à Marseille, fait notamment face au maire sortant, Benoît Payan. Lors d'une prise de parole, la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône et de la métropole Aix-Marseille-Provence aurait fait une référence au maréchal Pétain en reprenant la devise alors en vigueur "travail, famille, patrie".
"J'ai parlé d'humanité et de solidarité"
Mais il n'en est rien, rappelle la principale intéressée dans Europe 1 Matin Week-end. "Je comprends l'émoi que ça a pu provoquer dans l'ordre et l'enchaînement, mais je rappelle que j'ai commencé mon propos par le mérite, puis j'ai été coupée par monsieur Payan, et après j'ai parlé d'humanité et de solidarité", explique Martine Vassal.
"Donc il n'y a rien qui justifie qu'on sorte des mots de leur contexte pour nuire aussi dangereusement, ce sont des sujets qui sont bien trop graves."
"J'espère qu'il n'y aura pas de conséquences graves"
"Comment est-ce qu'on peut imaginer que je pourrais être pétainiste ?", enchaîne la candidate qui rappelle qu'elle compte parmi ses soutiens, Fabienne Bendayan, ex-présidente du Crif Provence.
La "seule chose que monsieur Payan a réussi à faire", "en sortant trois mots de leur contexte", c'est provoquer "une série d'insultes et des menaces de mort à mon égard", pointe encore une Martine Vassal qui ne cache pas sa crainte de voir la situation déraper. "Je suis aussi très inquiète par rapport à ma famille, j'ai des enfants, j'ai des petits-enfants, la politique ça n'autorise pas tout et franchement j'espère qu'il n'y aura pas de conséquences graves."