Souffrance animale : "Nous allons tester la vidéosurveillance dans les abattoirs", annonce Stéphane Travert

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Le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation a annoncé un amendement permettant la mise en place de caméras pendant deux ans pour "vérifier si cela permet techniquement de déceler la souffrance animale". 
INTERVIEW

"Nous allons mettre en place un amendement qui permettra une expérimentation de la vidéosurveillance dans les abattoirs sur deux ans". Invité d'Europe 1 Weekend samedi, Stéphane Travert, ministre de l'Agriculture, a annoncé qu'il y aura bien des caméras dans certains abattoirs, en plein débat de la loi Agriculture et alimentation à l'Assemblée nationale.

Des tests pendant deux ans. "Les vidéos qui montrent la souffrance animale dans les abattoirs sont choquantes, bien évidemment, mais il faut que nous avancions avec les professionnels pour trouver ce qui permettra de réduire à son maximum la souffrance animale", explique Stéphane Travert au micro d'Europe 1. "Nous allons donc tester la vidéosurveillance dans les abattoirs pendant deux ans et nous ferons un bilan".

Mais la mise en place de ces caméras "ne sera pas obligatoire et se fera uniquement dans les établissements volontaires", ajoute le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation. "On ne pourra pas simplement se contenter de gens qui diront 'non' aux caméras : il va falloir inciter un certain nombre de sites à s'équiper pour vérifier si la vidéosurveillance permet techniquement de déceler la souffrance animale". 

"Mieux former, mieux accompagner et mieux contrôler". "Car rien ne vaut l’œil humain pour déceler la souffrance animale, parce que parfois sur une vidéo, on peut avoir des difficultés à juger", tempère Stéphane Travert. "C'est pour cela qu'il doit y avoir un débat qui doit se faire avec les professionnels. Travailler dans un abattoir, c'est très dur, il faut mieux former les gens, parce que les cadences peuvent aussi expliquer les maltraitances. Il faut mieux encadrer les salariés, renforcer les pouvoirs de sanctions et mieux contrôler". Avant de conclure : "Toutes les associations de protection animale pourront se porter partie civile lorsqu'on aura constaté de la maltraitance sur un contrôle."