Associés au bilan d'Emmanuel Macron, les deux candidats à la prochaine présidentielle, Edouard Philippe et Gabriel Attal, ne cessent de chuter dans les sondages. Il est de plus en plus difficile de les imaginer comme des prétendants sérieux au deuxième tour.
Depuis la rentrée, la dégringolade n'en finit plus. Édouard Philippe est tombé de 20 à 14% dans les sondages, tandis que Gabriel Attal a vu son score divisé par deux, passant de 14 à 7%. La grande déprime s'installe dans le bloc central.
Une concurrence de plus en plus dense
Beaucoup estiment que les deux candidats payent le bilan d'Emmanuel Macron, perçu comme un véritable boulet par 83% des Français, selon un récent sondage. Lycéens, Gilets jaunes, émeutes et tensions internationales : les crises s’enchaînent et entraînent avec elles les deux hommes.
"Chaque actualité aggrave notre campagne", regrette un député proche de Gabriel Attal. L’autre raison de la chute semble être la concurrence. Depuis plusieurs semaines, Raphaël Glucksmann à gauche et David Lisnard à droite grimpent dans les sondages, au point d’apparaître comme des alternatives crédibles.
Et pendant ce temps, "moins on a d’électeurs, plus on se déchire", alerte un sénateur philippiste. Dans ce contexte, il devient très compliqué pour les deux candidats d’incarner un recours sérieux face à un second tour Mélenchon-Le Pen.