SNCF : le Sénat a envoyé des gages aux syndicats réformistes

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Les sénateurs ont terminé l'examen du projet de loi de la réforme ferroviaire, déjà débattu par les députés
Les sénateurs ont terminé l'examen du projet de loi de la réforme ferroviaire, déjà débattu par les députés © LIONEL BONAVENTURE / AFP
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Dans la nuit de jeudi à vendredi, les sénateurs ont terminé l'examen du projet de loi de la réforme ferroviaire qu'ils ont remanié en validant des amendements de tous les groupes politiques. 

Le Sénat a achevé dans la nuit de jeudi à vendredi l'examen de la réforme ferroviaire vivement décriée par la gauche et les syndicats, après avoir donné des gages aux syndicats réformistes.

Prochaine étape, un vote solennel. Les sénateurs se prononceront mardi sur le texte qu'ils ont remanié en adoptant des amendements de tous les groupes politiques à l'occasion d'un vote solennel. Le projet de loi continuera son parcours parlementaire avec une commission mixte paritaire prévue le 13 juin qui permettra aux députés et aux sénateurs de tenter de s'accorder sur une version commune.

"Une fois la loi votée, il sera temps d'arrêter la grève". "Nous étions attendus", a déclaré le rapporteur Gérard Cornu (LR). "Les syndicats attendent un signal. Ils l'auront. Une fois la loi votée, il sera temps d'arrêter la grève", a-t-il déclaré. "L'examen du texte au Sénat a permis, dans un climat de dialogue constructif, d'enrichir le projet de loi en prêtant une attention toute particulière au volet social de cette réforme et à son impact sur la desserte des territoires", a-t-il ajouté.

Un projet de loi "amélioré". Pour Hervé Maurey (UC), président de la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable, le Sénat, "saisi d'un projet de loi largement inabouti à l'issue de son examen à l'Assemblée nationale, a amélioré le texte afin de répondre au mieux aux préoccupations des cheminots, des usagers et des territoires. Ce processus illustre, s'il en était besoin, la nécessité d'un bicamérisme équilibré dans notre pays".

Une opposition du CRCE. De leur côté, les sénateurs du groupe CRCE (à majorité communiste), qui se sont fait tout le long de l'examen du texte, entamé mardi, le relais des inquiétudes des cheminots, se sont opposés à la réforme, défendant pied à pied chacun de leurs quelque 100 amendements.