Violences à Paris : "ce n’est pas une manif de Gilets jaunes, c’est une manif de casseurs, de black blocs, de voyous", dénonce Yves Lefèbvre

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Yves Lefèbvre Unité SGP Police-FO (2000x1000) AFP 6:25
Yves Lefèbvre lors d'un congrès syndical à Biarritz, en septembre 2019 © GAIZKA IROZ / AFP
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Un an après la première manifestation des "gilets jaunes", les autorités font face à l'afflux de nombreux manifestants à Paris, samedi, avec de violents heurts observés par endroits. Yves Lefèbvre, secrétaire général Unité SGP Police-FO, était sur Europe 1 samedi.
INTERVIEW

Des flambées de violence à Paris et un retour sur les ronds-points de France : le premier anniversaire des "gilets jaunes", qui ambitionnaient de donner un second souffle à leur mouvement de contestation sociale, est marqué par le retour du chaos dans certains quartiers de la capitale. Alors qu'ils peinent à mobiliser depuis des mois, des manifestants ont battu le rappel en amont de cette journée,  appelant sur les réseaux sociaux à plus de 250 actions dans la France, du simple tractage au défilé.

La place d'Italie, dans le 13ème arrondissement de la capitale, a notamment été le théâtre d'affrontements et de dégradations. Yves Lefèbvre, secrétaire général Unité SGP Police-FO, commente sur Europe 1 cette journée de mobilisation : "Aujourd’hui à Paris, ce n’est pas une manifestation de Gilets jaunes. C’est une manifestation de casseurs, de black blocs, de voyous, bref, de quasi-criminels".

"Quelle sera la réponse de la justice ?"

Le maire du 13ème arrondissement, Jérôme Coumet (PS), regrettait sur Twitter que la manifestation ait lieu place d'Italie : "Quelle tristesse. Totale solidarité avec les pompiers et la police. Mais pourquoi avoir autorisé une manifestation place d'Italie, malgré mes alertes, alors que s'y déroulent trois chantiers très importants ?"

En fin d'après-midi, le nombre d'interpellations s'élevait à 120. "Reste à savoir quelle sera la réponse de la justice ?", s'interroge le secrétaire général du premier syndicat de police de France. "Espérons que la réponse pénale soit à la hauteur des violences ou des tentatives de violence qui auraient pu être commises", juge enfin Yves Lefèbvre.

 

Europe 1
Par Europe1