Marion Maréchal 0:42
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Invitée mardi soir d'Europe Soir, Marion Maréchal s'est exprimée sur le Beauvau de la sécurité annoncé pour janvier 2021 par Emmanuel Macron. L'ancienne députée FN du Vaucluse, qui lance un centre de recherches à un an et demi de la présidentielle, estime que le ministre de l'Intérieur est quelqu'un qui pose des bons diagnostics, comme le chef de l'État. 
INTERVIEW

C'est un retour sur la scène médiatique qui anime l'extrême droite, dont elle vient : Marion Maréchal, retirée de la scène politique depuis la fin de son mandat de députée en juin 2017, a décidé de lancer un centre de recherches à un an et demi de la présidentielle. Quel rôle aura ce "think tank", composé de plusieurs personnalités venues d'une droite qu'elle rêve d'unir, face au gouvernement ? L'ancienne parlementaire n'est en tout cas pas opposée de manière frontale à Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur, comme elle l'explique au micro d'Europe 1, mardi.

Pas de "résultats concrets"

Interrogée sur l'éventualité de voir l'homme fort de Beauvau faire "un bon ministre" dans un gouvernement du Rassemblement national, Marion Maréchal a d'abord hésité, avant de reconnaître : "Gérald Darmanin est un homme, comme parfois Emmanuel Macron, qui peut poser de bons diagnostics dans les propositions qu'il fait sur la réforme de la police", estime-t-elle.

"Dans le même temps, on n'a pas vu les résultats concrets" de l'action de Gérald Darmanin, en poste à l'Intérieur depuis juillet 2020. "Faire des lois, ça n'est pas agir politiquement." Mais, selon la personnalité d'extrême droite, "c'est en tout cas quelqu'un qui pose des bons diagnostics" sur la situation. "Maintenant, on attend concrètement l'effectivité de ces mesures pour pouvoir juger l'homme sur ses actes."

Un Beauvau qui va dans le "bon sens"

"L'effectivité de ces mesures" passe notamment par un Beauvau de la sécurité décidé pour janvier 2021 par Emmanuel Macron. "Ce que j'ai vu de ce que proposait Gérald Darmanin va plutôt dans le bon sens", affirme Marion Maréchal, qui tacle en même temps la méthode de l'exécutif dans ce domaine de la sécurité : "Un Beauvau de la police me donne le sentiment de faire une énième commission inutile. On n'a pas besoin de faire une énième commission pour savoir les problèmes de la police."