Salaires : Jean-Pierre Farandou «espère» pouvoir faire des annonces «autour du 5 novembre»

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avec AFP
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Quentin de Groeve / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP [Quentin de Groeve / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

À deux jours d'une nouvelle journée de mobilisation sociale, le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a dit "espérer" pouvoir faire des annonces pour "réenclencher la dynamique salariale dans notre pays", lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.

Le ministre du Travail a dit mardi devant l'Assemblée nationale espérer pouvoir faire des annonces pour "réenclencher la dynamique salariale dans notre pays" autour du jeudi 5 novembre, jour d'une mobilisation intersyndicale pour les salaires.

"J'espère qu'avec l'ensemble des partenaires, nous serons en capacité de converger, j'espère que le gouvernement, autour du 5 novembre, sera en capacité de présenter des mesures de nature à réenclencher la dynamique salariale dans notre pays", a déclaré Jean-Pierre Farandou, lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.

pas de "tabou" mais des précautions

Le ministre du Travail a reçu ces derniers jours organisations syndicales et patronales sur ce sujet. Il a indiqué avoir jeté avec elles "les bases d'un logiciel", comprenant un travail sur le Smic - un sujet qui n'est "pas tabou" mais pour lequel le gouvernement doit être attentif aux conséquences pour "l'emploi" d'une hausse. 

Un travail à mener, selon lui, au sein des branches professionnelles, avec des minima conventionnels parfois inférieurs au Smic "qu'il faut relever par la négociation", et les négociations annuelles obligatoires dans les entreprises. "Tous ces sujets-là sont travaillés, on avance", a assuré Jean-Pierre Farandou. 

Après trois samedis consécutifs de mobilisation contre "la vie chère", les syndicats appellent salariés des secteurs public et privé à faire grève et manifester jeudi 3 novembre, notamment pour les salaires. Le premier syndicat français, la CFDT, réclame une hausse du Smic de 100 euros net, la CGT une augmentation de 10%, ainsi que l'indexation de tous les salaires sur les prix.