Roselyne Bachelot défend la réalisatrice de "Mignonnes", ciblée aux Etats-Unis

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"Les critiques virulentes dont le film Mignonnes est la cible prêtent à la réalisatrice une intention qui est en contradiction totale avec le propos de son oeuvre", juge la ministre.
"Les critiques virulentes dont le film Mignonnes est la cible prêtent à la réalisatrice une intention qui est en contradiction totale avec le propos de son oeuvre", juge la ministre. © FRANCK FIFE / AFP
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La ministre de la Culture Roselyne Bachelot a défendu "Mignonnes" ce vendredi, le film de la réalisatrice française Maïmouna Doucouré. Le long métrage est la cible d'attaques de la droite américaine qui l'accuse d'hypersexualiser des enfants. 

La ministre de la Culture Roselyne Bachelot a pris vendredi la défense de la réalisatrice française Maïmouna Doucouré, cible de la droite américaine qui taxe d'hypersexualisation des enfants dans son film "Mignonnes". "Les critiques virulentes dont le film Mignonnes est la cible prêtent à la réalisatrice une intention qui est en contradiction totale avec le propos de son oeuvre. Elles se fondent sur une série d'images réductrices et décontextualisées du film", a regretté la ministre dans un communiqué commun avec sa consœur déléguée à l'Égalité entre les femmes et les hommes, Elisabeth Moreno.

Un film sous les critiques de la droite américaine

"Ce film doit pouvoir continuer à être présenté à tous les publics et à nourrir un débat apaisé fondé sur des lectures éclairées de l'oeuvre", ont-elles ajouté. Sorti en France cet été, Mignonnes est la cible de la droite américaine depuis sa mise en ligne le 9 septembre aux Etats-Unis par Netflix. Une campagne accuse le film d'hypersexualiser des enfants, jusqu'à taxer les milieux culturels, voire ses adversaires démocrates, de laxisme sur la question de la pédophilie.

Le film évoque l'histoire d'Amy, Parisienne de 11 ans qui intègre un groupe de danse formé par trois autres filles de son quartier, qui imitent les chorégraphies suggestives des stars de la pop actuelle qui les font rêver. La réalisatrice, a totalement rejeté ces critiques, adjurant ceux qui la ciblaient à regarder le film pour comprendre qu'il menait "le même combat" contre l'hypersexualisation des jeunes filles et l'influence malsaine des réseaux sociaux.

"Susciter le débat pour trouver des solutions"

"Susciter le débat", a-t-elle expliqué, "est nécessaire pour essayer de trouver des solutions, moi en tant qu'artiste en faisant ce film, les politiciens, le système éducatif, les parents, tout le monde, parce que c'est un vrai problème". Dans un communiqué vendredi soir, France Télévisions, dont la filiale France 3 cinéma a participé au préfinancement du film, s'est indigné des attaques contre le film. Cette oeuvre est "nécessaire et d'utilité publique car elle dénonce les dangers des réseaux sociaux contribuant à l'hypersexualisation des toutes jeunes filles", dit le groupe.

"Mignonnes permet justement de faire entrer ces débats au sein même des familles et d'amorcer le dialogue entre les générations", a ajouté France Télévisions, assurant se tenir toujours "du côté des créateurs" face "aux menaces sur la liberté d'expression et de création".