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Référendum sur une réfome constitutionnelle : la proposition de Bruno Retailleau divise la classe politique

[Daniel Perron / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

La proposition de Bruno Retailleau de recourir au référendum pour contourner une censure du Conseil constitutionnel divise la classe politique. Yaël Braun-Pivet s'y oppose, tandis que plusieurs figures des Républicains la soutiennent.

Passant par le référendum en cas de blocage d'une loi par le Conseil constitutionnel, la proposition de Bruno Retailleau continue de faire réagir. Le candidat Les Républicains à la présidentielle envisage donc une révision de la Constitution. 8 Français sur 10 y sont favorables, selon un sondage Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro, dévoilé vendredi 4 septembre. Une idée qui suscite de nombreuses réactions dans la classe politique.

Il s'agit d'un pacte qui tiendrait sur deux jambes : une charte de l'ordre républicain et un projet de loi de révision constitutionnelle. Pour Bruno Retailleau, ce que le Parlement peut faire, le peuple le pourra aussi, en passant outre les décisions du Conseil constitutionnel lorsqu'il censure une loi votée par les députés ; il cite par exemple la fin des aides automatiques aux étrangers, votée par le Parlement mais censurée par les sages. L'idée est donc de mettre fin à ce blocage.

"Qui a peur du grand méchant peuple ?"

Mais pour la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, une décision du Conseil constitutionnel ne se contourne pas. "Je suis en total désaccord. Certains hommes ou femmes politiques attaquent le Conseil constitutionnel et notre Constitution. C'est notre bien le plus précieux. Prenons garde à cela, nous avons besoin d'un cadre", martèle-t-elle.

À l'inverse, l'initiative engrange une vague de soutien côté LR. L'ancien Premier ministre Michel Barnier appuie ouvertement la proposition et appelle au rassemblement derrière le Vendéen, quand le vice-président des LR, Julien Aubert, répond à la présidente de l'Assemblée nationale par une simple question : "Qui a peur du grand méchant peuple ?"