Députés et sénateurs se sont accordés autour du projet de loi Ripost, ce projet de loi qui doit permettre de mieux lutter contre les incivilités qui nuisent à la tranquillité des Français. Amendes augmentées, gardes à vue prolongées... Les changements sont nombreux pour faire face à de nouveaux types de criminalité.
Le projet de loi Ripost entre dans sa dernière ligne droite après qu'un accord entre députés et sénateurs. Alors qu'il devrait obtenir ce mardi l'ultime feu vert de l'Assemblée nationale, quelques changement ont été apportés, mais à la marge.
Concrètement, ce texte ne change pas son objectif : s'attaquer aux nuisances du quotidien qui empoisonnent la vie des Français. Rodéos urbains, rave party illégale, tir de mortier d'artifice ou usage détourné du protoxyde d'azote... Le projet de loi ratisse large.
Priorité à la lutte contre le trafic de drogue
La loi renforce les sanctions contre les troubles à l'ordre public en créant de nouveaux délits ou en augmentant les amendes forfaitaires. Par exemple, la contravention pour usage de stupéfiants passe de 200 à 500 euros car la lutte contre le narcotrafic et la criminalité organisée reste l'autre volet majeur, avec également un durcissement des réductions de peine accordées aux dealers.
Autre changement, la garde à vue pour délinquance financière est portée à 72 heures et l'expérimentation de la vidéosurveillance algorithmique est bien prolongée. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, s'est félicité de voir son texte, qu'il juge essentiel à la protection des Français, être validé par la Commission mixte paritaire.
Désormais, le locataire de la place Beauvau attend l'adoption du projet de loi par les deux chambres.