Ce mardi, le PS et le parti Place publique ont validé les modalités d'une primaire fermée sociale et démocrate. Une primaire qui aura lieu en octobre sur deux tours. Officiellement, le PS espère dégager un candidat en mesure de rassembler le plus la gauche et de remporter la présidentielle. Mais officieusement, c'est un scrutin pour désigner le rival de Mélenchon dans les mois à venir.
C'est le grand absent de ce vote et pourtant son ombre est omniprésente. Jusque dans la charte des valeurs, ratifiée par l'ensemble des participants à la primaire : alors que Raphaël Glucksmann souhaitait interdire explicitement tout accord avec LFI, en particulier lors des élections législatives à venir, la mention n'apparaîtra finalement pas.
Une multiplication des candidatures au risque de disperser les voix de gauche
Un signe des hésitations persistantes dans les rangs socialistes sur la conduite à tenir face à Jean-Luc Mélenchon. Il faut dire que les quatre candidats déclarés à ce stade, Philippe Brun, Jérôme Guedj, Ségolène Royal et Raphaël Glucksmann, savent qu'après la bataille interne c'est surtout face à un rival de taille qu'ils devront se mesurer.
Avec un programme radical, défini depuis longtemps, des équipes rôdées, omniprésentes sur les réseaux sociaux, le leader insoumis, qui frôle Édouard Philippe dans les sondages, se voit déjà au second tour de l'élection présidentielle de 2027.
Et pour cause, à ce stade, si Raphaël Glucksmann tend la main aux Écologistes et au PCF, aucune ligne claire ne semble l'emporter dans le reste de la gauche. Et les candidatures autonomes, comme celle de Marine Tondelier, ou celle probable de François Hollande, se multiplient. Au risque de disperser les voix d'un électorat de gauche traditionnel déjà fortement réduit.