La primaire de la gauche sociale-démocrate se déroule les 9 et 10 octobre avec un enjeu important pour le Parti socialiste qui, au-delà de la présidentielle, pourrait bien perdre sa place à gauche de l'échiquier politique.
Le premier tour de la primaire de la gauche sociale-démocrate démarre ce vendredi, et avec lui, une première inconnue de taille : qui va voter ? Sur les 140.000 inscrits, près de 80.000 ne sont ni adhérents du PS, ni adhérents de Place publique, ni adhérents de la Gauche républicaine et socialiste. Autrement dit, une majorité du corps électoral échappe complètement aux appareils et peut faire basculer ce scrutin.
Le risque d'un "effacement du PS"
Si Raphaël Glucksmann l'emporte, c'est le patron de Place publique et non un membre du PS qui portera cet espace politique à la présidentielle. Olivier Faure l'a dit lui-même : une victoire de son rival pourrait signifier l'effacement du PS.
Enfin, reste la fracture concernant La France insoumise. Raphaël Glucksmann et Jérôme Guedj excluent toute nouvelle alliance avec le parti de Jean-Luc Mélenchon. Olivier Faure, Ségolène Royal et Emmanuel Maurel, de leur côté, souhaitent garder cette possibilité ouverte.
Cette primaire doit donc choisir un candidat, mais elle ne réglera pas forcément la ligne. Alors que François Hollande, lui, reste à l'écart, sans fermer la porte à sa propre candidature à la présidentielle.