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Présidentielle 2027 : popularité record pour Jordan Bardella après les émeutes en marge de PSG-Arsenal

[Sebastien Salom-Gomis / AFP]

Déjà grand favori des derniers sondages présidentiels, Jordan Bardella gagne à nouveau des points et se maintient très loin devant Edouard Philippe et le reste de ses autres concurrents. Un nouveau record pour le président du Rassemblement national qui intervient quelques jours après les émeutes qui ont suivi. 

À moins d’un an de l’élection présidentielle de 2027, le Rassemblement national (qui n’a pas encore déclaré de candidat officiel) continue à s’envoler dans les sondages. Dans une enquête pour Le Figaro Magazine, effectuée du 31 mai au 2 juin, la cote de confiance de Jordan Bardella atteint les 47%. De même, Marine Le Pen et Éric Ciotti sont aussi en hausse.

En effet, après les épisodes de violence qui ont suivi la victoire du Paris Saint Germain en finale de la Ligue des champions le 30 mai dernier, l’eurodéputé, qui a multiplié les appels à la fermeté envers les casseurs, apparaît comme le grand bénéficiaire de la séquence politique actuelle. "La France est un pays où la fête est devenue impossible, cela dégénère systématiquement" regrette-t-il.

"Un climat de violences, auquel on est malheureusement en train de s’habituer"

Il faut dire que la joie de la victoire de l’équipe parisienne a laissé place à de nombreuses émeutes et échauffourées dans la capitale. Face aux 890 interpellations, 219 blessés, dont 8 grièvement, et trois décès, Jordan Bardella a partagé son inquiétude et déplore : "un climat de violences, auquel on est malheureusement en train de s’habituer". 

Le président du Rassemblement national cible les responsables, "des jeunes qui sont bien souvent en situation d’échec scolaire, qui expriment la contestation de l’autorité et de nos valeurs", va jusqu’à évoquer des épisodes de "guerre civile" : "Mettez-vous à la place des Français qui travaillent très dur et qui voient leur voiture incendiée !". Il promet, en cas d’arrivée du Rassemblement national à la tête du pays, de "siffler la fin de la récréation".