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Présidentielle 2027 : les candidats de droite s'opposent aux propositions de taxe sur les héritages de la gauche

«La gauche a une imagination débordante» : les candidats de droite s'opposent aux propositions de la gauche sur les héritages [Quentin de Groeve / Hans Lucas / AFP]

Ce jeudi aura lieu le premier grand débat présidentiel entre sept candidats à Roland Garros. Un débat qui portera sur le premier grand thème de cette campagne : l'économie. Tout le monde cherche des leviers pour réduire le déficit, mais deux camps s'affrontent : la droite plaide pour alléger les charges et la gauche qui veut taxer toujours plus à commencer par les héritages. 

L'héritage cristallise les tensions entre la gauche et la droite. Si Raphaël Glucksmann veut augmenter les taxations jusqu'à 50% à partir de deux millions d'euros, La France insoumise fait au plus simple : fixer un plafond d'héritage à partir de 12 millions d'euros. 

Mais la décision révolte dans le reste de l'échiquier politique, comme l'exprime Philippe Ballard, député RN : "La gauche a une imagination débordante. Dès qu'il y a un problème, elle n'a que deux phrases à la bouche : c'est 'on taxe' et 'on rajoute des impôts". 

"Les mêmes qui dénoncent Jean-Luc Mélenchon reprennent, presque inconsciemment, sa logique"

Pour lui, cette question doit se régler par la mise en place de réformes "structurelles" : "Nous proposons des réformes structurelles, pas de coups de rabot. Sur la politique migratoire, sur la contribution à l'Union européenne et sur le train de vie obèse de l'État français". 

À droite, Les Républicains ne sont pas en reste. Dans les colonnes de L'Opinion, le candidat républicain, Bruno Retailleau se pose en rempart des héritages, et promet de baisser les impôts de succession pour défendre les Français qui "ont payé leur part". 

"Les mêmes qui dénoncent Jean-Luc Mélenchon reprennent, presque inconsciemment, sa logique", dénonce Bruno Retailleau, en ciblant Raphaël Glucksmann et la proximité de son programme économique avec celui du leader insoumis. 

Le candidat républicain va jusqu'à proposer de permettre, pendant trois ans, aux parents de donner à leurs enfants dans la vingtaine jusqu'à 150.000 euros, sans payer un euro d'impôt pour favoriser le logement de la jeunesse.