Alors qu'il est accusé d'alimenter les tensions et les violences, Jean-Luc Mélenchon poursuit sa progression dans les intentions de vote. Crédité de près de 18% au premier tour dans un sondage Ifop, il devance désormais Édouard Philippe et semble en mesure de se qualifier pour le second tour.
Jean-Luc Mélenchon accusé d'alimenter les émeutes, mais en hausse dans les sondages. Dans un dernier sondage Ifop cette semaine, il grimpe encore et devance désormais Edouard Philippe. Le leader insoumis paraît s'assurer une présence au second tour. Il publie ce vendredi 6 novembre son livre-programme, véritable manifeste politique, avant un meeting en Seine-Saint-Denis, sur les terres de Bally Bagayoko.
Une dynamique portée par les ralliements à gauche et la progression dans les sondages
Jean-Luc Mélenchon assume sa radicalité et son discours séduit à gauche. Depuis le 17 octobre, le leader insoumis attire ceux qui veulent en finir avec le système et renverser la République. Pendant ce temps, son rival à gauche s'effondre. Raphaël Glucksmann, vainqueur de la primaire socialiste, perd trois points dans les sondages. Il apparaît trop sage, trop mesuré face au bruit et à la fureur.
Résultat, les ralliements s'enchaînent pour Jean-Luc Mélenchon. Jeudi 5 novembre, la majorité des députés communistes annoncent lâcher Fabien Roussel pour rejoindre les rangs insoumis. Les écologistes de Sandrine Rousseau et Marine Tondelier ne devraient pas tarder à suivre le mouvement. "C'est le moment d'accélérer la campagne", analyse un élu insoumis.
Avec près de 18% d'intention de vote au premier tour, la qualification pour le second semble à portée de main. Mais face à Marine Le Pen donnée à 37%, le plus dur reste à faire.