Pour son premier grand meeting de campagne en tant que candidat à l'élection présidentielle de 2027, Édouard Philippe a réuni 5.000 personnes à l'Adidas Arena de Paris. Un discours centré autour des efforts économiques, notamment des retraités, et de l'école.
Avec un discours très personnel et loin d'un listing politique, Édouard Philippe a réuni 5.000 personnes pour son premier meeting de campagne avant l'élection présidentielle 2027. L'ancien Premier ministre, qui peut compter sur des soutiens gouvernementaux et d'une partie de la droite républicaine, entend briser la glace aux yeux des Français et se placer comme un favori.
"Je demanderai des efforts, mais des efforts justes, partagés et étalés dans le temps", a promis Édouard Philippe dimanche lors de son premier grand meeting de campagne présidentielle, expliquant notamment vouloir "préserver les ouvriers, les salariés modestes, les indépendants".
Édouard Philippe "assume" en revanche de dire aux retraités qu'ils devront "contribuer davantage au financement de notre modèle social", "aux cadres et aux employés du secteur public et privé qu’il faudra travailler plus longtemps" et "à l’État, à ses agences, aux collectivités, que les Français attendent d’eux qu’ils se serrent la ceinture et donnent l’exemple".
Une "refonte massive de l'école"
Édouard Philippe proposera lors de la campagne présidentielle "une refonte massive de l'école", "la plus importante peut-être depuis Jules Ferry" car c'est "la clé du redressement français", a-t-il également annoncé.
"Je serai le président de ce retour de l’école au cœur de la République et de l'élève au cœur de l'école", a assuré le président d'Horizons, qui souhaite notamment "que chaque élève de France ait accès à un soutien scolaire universel, combinant assistant IA personnalisée et brigades de professeurs, voire d'anciens professeurs et d'étudiants volontaires".
"Tout n'est pas perdu"
L'ancien pensionnaire de Matignon a également soutenu que "tout n'est pas perdu" pour la société française, malgré les crises traversées et le sentiment de déclassement vécu par l'ensemble de la population.
"Cette campagne présidentielle commence dans un pays inquiet". Mais la France est "un pays qui sait très bien, je le crois, que tout n'est pas perdu, pour peu qu'on lui dise la vérité, qu'on lui montre la route et qu'on tienne enfin ce qu'on promet", a déclaré l'ancien Premier ministre devant 4.000 à 5.000 personnes. "Ici, maintenant, nous lançons l'effort collectif qui va nous permettre de reprendre en main le destin de notre pays", a-t-il ajouté.