Alors que Sarah Knafo occupe le devant de la scène médiatique avec la publication de son livre Le Casse du siècle (Fayard), c’est bien Éric Zemmour qui devrait être le candidat de Reconquête à la présidentielle. Cinq ans après sa première campagne, l’ancien journaliste se prépare en coulisses à une nouvelle candidature.
Les tergiversations de 2022 sont derrière lui. Il y a cinq ans, en dépit des apparences, Éric Zemmour avait vraiment hésité à se lancer dans la campagne. Cette fois, sa décision est prise. Dans son esprit, sa candidature est actée. Reste à définir la date et le format de son entrée en campagne, qui devrait intervenir à l'automne.
Un binôme, pas de ticket
Et ce, qu’importe la multiplication des apparitions médiatiques de Sarah Knafo, en pleine tournée pour son premier livre, qui alimentent les rumeurs sur une hypothétique candidature de l’eurodéputée.
Pour l’ancien journaliste, qui fait sa rentrée politique ce jeudi à la foire de Châlons-en-Champagne (Marne), les choses sont claires. "Si Jordan Bardella avait été candidat, ç’aurait été différent", confie-t-il en privé, sans dire si cela aurait pour autant bousculé la hiérarchie.
Le président de Reconquête compte néanmoins s’appuyer sur la force de frappe de Sarah Knafo. Sans promettre de ticket Élysée/Matignon comme Marine Le Pen et Jordan Bardella, mais plutôt en privilégiant un binôme, présenté comme complémentaire : à lui le régalien, à elle l'économie.
Retrouver le souffle de 2022
Crédité aujourd’hui de 3% d’intentions de vote, le défi paraît de taille. Amis et adversaires s’interrogent sur la manière de retrouver l’élan de 2022 et l’envolée sondagière qui avait chamboulé les rapports de force il y a 5 ans.
En privé, Éric Zemmour promet quelques nouveautés, mais aussi et surtout la continuité de son engagement politique : la lutte contre le grand remplacement.
L'ancien journaliste reste convaincu que le socle électoral de Marine Le Pen est friable. C’est là qu’il juge son réservoir de voix le plus important, même s’il devrait aussi s’adresser aux électeurs des Républicains. Il juge le programme économique du RN trop à gauche, et souligne les incohérences supposées de sa candidate sur des sujets comme la remigration ou le port du voile dans l'espace public.