Pourquoi Macron réveillonne ce week-end avec les soldats français de Barkhane au Tchad

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Fin 2017, Emmanuel Macron avait déjà réveillonné avec les soldats français en opération en Afrique subsaharienne. © LUDOVIC MARIN / AFP
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Le chef de l'Etat profitera de ce déplacement éclair pour faire le point avec le général Frédéric Blachon, commandant de l'opération Barkhane depuis juillet.

Emmanuel Macron passera le week-end à N'Djamena, au Tchad, pour réveillonner avec les soldats de la force Barkhane et rencontrer le président tchadien Idriss Déby, allié de la France dans la lutte contre le terrorisme au Sahel.

Il passera la journée de samedi sur la base militaire avec les quelque 1.000 militaires français et partagera avec eux un dîner de Noël préparé par le chef de l'Elysée Guillaume Gomez, qui a tweeté jeudi les photos des provisions acheminées sur place pour l'occasion.

Un bilan des opérations. L'an dernier, il avait réveillonné avec les 500 soldats français de Barkhane basés à Niamey, au Niger, illustration de l'importance stratégique pour la France de cette bande sahélo-saharienne où se télescopent de nombreux enjeux, notamment diplomatiques, sécuritaires, migratoires. Sur la base de N'Djamena, où est installé le poste de commandement de l'opération Barkhane, ainsi qu'un détachement aérien et des éléments de soutien et de transmission, le chef de l'Etat, accompagné de la ministre des Armées Florence Parly, rencontrera le général Frédéric Blachon, commandant de Barkhane depuis juillet, qui lui fera un bilan de ses opérations.

4.500 militaires français. L'objectif de la France est d'accroître son partenariat avec la nouvelle force antidjihadiste du G5 Sahel, mise sur pied avec l'appui de la France entre cinq pays du Sahel (Mauritanie, Niger, Mali, Burkina Faso, Tchad). L'opération Barkhane, lancée par la France au Sahel depuis 2014 et forte actuellement de 4.500 militaires, a réussi à faire reculer l'activité des groupes armés terroristes dans la région, affirme l'Elysée. Les groupes djihadistes ont été en grande partie chassés du nord du Mali par l'intervention militaire française, mais ont en revanche regagné du terrain dans le centre de ce pays, et le phénomène s'étend au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires.

Le Tchad sous la coupe des groupes armés. Le chef de l'Etat burkinabé Roch Marc Christian Kaboré était cette semaine à Paris où il s'est entretenu avec Emmanuel Macron, qui lui a assuré que la France restera engagée au Sahel "jusqu'à ce que la victoire soit complète". Le Tchad subit quant à lui des menaces de déstabilisations sur toutes ses frontières. En particulier à l'ouest avec l'insurrection islamiste de Boko Haram dans la région du Lac Tchad qui a intensifié ses attaques, au nord frontalier de la Libye en crise et au sud où 80% du territoire de la République centrafricaine est sous la coupe de groupes armés.