Emmanuel Macron accueille, ce mercredi 7 mai, Ahmed al-Charaa, actuel président syrien et ancien chef djihadiste, dans les murs de l’Élysée. Une rencontre qui a immédiatement soulevé des interrogations sur la légitimité de ce dialogue avec une figure au passé aussi trouble.
Europe 1 a posé la question de savoir si l’accueil de cet individu à l’Élysée ne constituait pas une anomalie. La porte-parole du gouvernement, Sophie Primas, a répondu en soulignant que "ce n'était pas la question d'un djihadiste à l'Élysée". Selon elle, la France est parfaitement consciente des enjeux liés à la Syrie et de la situation de ce dirigeant, et c'est dans un esprit de responsabilité que ce dialogue a été entamé avec le président de la République.
"C'est en entamant ce dialogue avec lui que nous pouvons avoir des avancées"
"Nous avons véritablement encore des demandes à lui faire sur des questions démocratiques, de représentation, de valeur, mais c'est en entamant ce dialogue avec lui que nous pouvons avoir des avancées", a souligné Sophie Primas. Les mêmes arguments que l'Élysée, seul petit signe concret de la prise en compte du CV pour le moins délicat d'Ahmed al-Charaa. Selon les informations d'Europe 1, l'Élysée ne prévoit pas de tapis rouge ni de passage en revue des troupes dans la cour du palais.