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«Plus jamais le 17 octobre» : Emmanuel Macron affiche sa fermeté et reconnaît les failles de l’État

Après neuf ans au pouvoir, le président doit maintenant tenir ses engagements. [Aurelien Morissard / POOL / AFP]

En déplacement à Marseille, Emmanuel Macron a tenté de reprendre la main face à la crise sociale. Après avoir reconnu les failles du dispositif de sécurité, le président affiche sa fermeté et promet d’éviter de nouveaux débordements.

Après un week-end de manifestations moins violentes, Emmanuel Macron s'est rendu à Marseille pour reprendre la main face à la crise sociale. Le président a voulu montrer que l’État garde le contrôle, tout en reconnaissant les erreurs commises lors des précédents rassemblements.

Il admet notamment un manque d’anticipation des forces de l’ordre le 17 octobre : "C'est tout à fait vrai qu'à Marseille comme ailleurs, il n'y avait pas assez de force le 17 octobre, on le sait très bien, parce qu'on n'avait pas du tout anticipé ce qui s'est passé. C'est-à-dire que le 17 octobre n'avait pas été anticipé le fait qu'on aurait autant de forces d'ultra-gauche qui se mobiliseraient dès très tôt le matin. On n'avait pas anticipé qu'on aurait au-delà de cette mobilisation de l'ultra-gauche, aussi de la délinquance qui viendrait dessus. Et donc les forces de police n'étaient pas dûment proportionnées", a-t-il déclaré.

"Le 24 octobre est un modèle", se félicite Emmanuel Macron

Malgré cet aveu, Emmanuel Macron préfère se tourner vers l’avenir. Il dénonce notamment le rôle des réseaux sociaux et insiste sur la nécessité d’éviter de nouveaux débordements. L’accalmie du week-end lui permet d’afficher sa fermeté : "C'est pas normal qu'à six mois d'une élection présidentielle, notre pays soit dans cet état d'ébullition. Il y a des gens qui se réjouissent du désordre, moi non. Donc plus jamais le 17 octobre. Le 24 octobre est un modèle, on a tenu et c'est ce qu'on continuera de faire", a-t-il affirmé.

Après neuf ans au pouvoir, le président doit maintenant tenir ses engagements. Au-delà de ses déclarations, il lui revient de garantir la sécurité des Français et de montrer que l’État est capable d’anticiper les crises.