Plus d'une centaine de personnes manifestent à Créteil contre la venue d'Emmanuel Macron

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Emmanuel Macron a encouragé les handballeurs français à la veille de leur départ pour le Mondial.
Emmanuel Macron a encouragé les handballeurs français à la veille de leur départ pour le Mondial. © LUDOVIC MARIN / POOL / AFP
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La visite d'Emmanuel Macron, venu rencontrer les joueurs de l'équipe de France de handball mercredi à Créteil, a été perturbée par un rassemblement de syndicats et de "gilets jaunes". 

Aux cris de "Macron démission", environ 150 personnes se sont rassemblées mercredi aux abords de la nouvelle Maison du handball à Créteil, dans le Val-de-Marne, qu'Emmanuel Macron est venu inaugurer avant le départ pour le Mondial de l'équipe de France. Un appel à un rassemblement unitaire avait été lancé par plusieurs organisations syndicales (lycéennes, étudiantes et de mal-logement), rejointes sur place par une poignée de "gilets jaunes", pour faire un front commun contre la politique gouvernementale.

Heurs avec les CRS. Un vaste périmètre de sécurité avait été mis en place autour de la Maison du handball, et la centaine de manifestants était cantonnée à environ 900 mètres. "Police nationale, milice du capital" ou "Macron t'es foutu, les travailleurs sont dans la rue", ont scandé les manifestants. De légers heurts ont éclaté avec des CRS qui ont fait usage de gaz lacrymogènes.

Macron accueilli par les handballeurs français. Emmanuel Macron, arrivé vers 15h20, a été accueilli à l'intérieur par les joueurs de l'équipe de France qui s'envolent dans l'après-midi pour l'Allemagne où ils disputeront leur premier match du Mondial. "Merci pour les rêves que vous avez fait naître, les vocations. Maintenant, c'est à vous de jouer. La balle est dans votre camp. On est derrière vous", leur a dit le chef de l'État, une balle de hand à la main. Il a assisté ensuite à un entraînement des juniors. "Vous ne devez pas lâcher. Vous êtes en train de devenir des exemples pour ceux qui sont derrière (...) Donc je compte sur vous", leur a-t-il dit.