Plan hôpital : 800 euros net de prime annuelle pour 40.000 infirmiers et aides-soignants d'Ile-de-France

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Le premier ministre et la ministre de la Santé Agnès Buzin ont détaillé mercredi les mesures du plan hôpital, censé répondre à la crise qui secoue les unités de soins depuis plusieurs mois. Avec notamment une prime annuelle de 800 euros net pour 40.000 infirmiers et aides-soignants d'Ile-de-France, gagnant moins de 1.900 euros par mois.

Une prime annuelle de 800 euros net sera attribuée de manière "pérenne" à quelque 40.000 infirmiers et aides-soignants vivant à Paris et sa proche banlieue et gagnant moins de 1900 euros par mois, a annoncé mercredi la ministre de la Santé Agnès Buzyn. "Nous devons reconnaître la situation spécifique de Paris et de la petite couronne", a souligné la ministre, évoquant des "sujétions", comme le logement ou la garde des enfants, qui "pèsent de manière déraisonnable dans le pouvoir d'achat de certains soignants".

Coup de pouce pour le budget des hôpitaux

Le budget des hôpitaux va lui bénéficier d'un coup de pouce d'1,5 milliard d'euros sur trois ans, dont 300 millions dès 2020, a annoncé mercredi Edouard Philippe lors de la présentation du plan d'urgence du gouvernement pour ces établissements. "Cet argent vient en plus de la trajectoire budgétaire prévue par le gouvernement" et "l'augmentation sera votée dès la semaine prochaine dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale" (PLFSS), a précisé le Premier ministre. Par ailleurs, le chef du gouvernement a ajouté que "l'intégralité" des 400 millions d'euros de crédits gelés en début d'année serait "débloquée dans les prochains jours".

Reprise d'un tiers de la dette

L'Etat va aussi reprendre dix milliards d'euros de la dette des hôpitaux sur trois ans afin d'aider à "restaurer l'équilibre financier des établissements", a annoncé mercredi Edouard Philippe. Alors que la dette totale des hôpitaux avoisine les 30 milliards d'euros, ce "signe inédit de confiance du gouvernement envers l'hôpital public" doit permettre d'alléger le fardeau des intérêts d'emprunt. La marge de manœuvre dégagée doit permettre de "moderniser les hôpitaux actuels et accompagner la transformation que nous menons" dans le cadre du plan Ma Santé 2022, a plaidé encore le Premier ministre.