Alors que le second tour des élections municipales a livré son verdict ce dimanche, certains chiffres dévoilés par le ministère de l'Intérieur donnent le tournis, comme le maire le plus âgé de France ou encore le vote le plus serré.
Des élections qui ont réservé leur lot de surprises. Ce dimanche 22 mars 2026 se déroulait le second tour des élections municipales 2026. Certaines données ont déjà été publiées par le ministère de l'Intérieur, notamment le premier tour. Europe 1 vous dresse la liste des chiffres marquants à retenir.
Un mandat long de 67 ans
Au premier tour, selon les données du ministère de l'Intérieur, 27.812.209 personnes ont voté, sur les 48.690.084 inscrits, soit un taux de participation totale de 57,12%.
Dans les Vosges, à Nomexy, ils ont plébiscité Yann Traiteur avec 50,31% des voix. L'élu inscrit sur une liste étiquetée Rassemblement national est le maire le plus jeune de France puisqu'il est âgé de 19 ans.
Quant au doyen, il s'agit de Guy Delattre, 94 ans. Ce maire de Gorges dans la Somme a été reconduit (100% des voix car seul candidat) à la tête de la commune et a donc entamé un dixième mandat, après avoir été élu pour la première fois en 1971.
Bien qu'il soit le maire le plus âgé, il n'est, pour autant, pas celui qui a la plus longue durée de mandat en France. En effet, Yves Bahu est maire de Priez dans l'Aisne depuis... 1959. Aujourd'hui âgé de 93 ans, cet ancien agriculteur est donc en poste depuis 67 ans et a démarré un douzième mandat (100% des voix car seul candidat).
Égalité parfaite
Au second tour, les électeurs de près de 1.600 communes et secteurs se sont rendus aux urnes pour départager 807 triangulaires, 169 quadrangulaires, 18 quinquangulaires et 548 simples duels. Le taux de participation a été de 57,38% (hors Polynésie française).
Aussi, l'élection la plus serrée revient à la commune de Val-de-Scie (Seine-Maritime). À l'issue du second tour, la liste conduite par Christian Suronne et celle emmenée par Adèle Bourgis ont obtenu chacun... 642 voix. Une égalité parfaite rarissime. En pareil cas, le code électoral prévoit que "la moitié des sièges à pourvoir sont attribués à la liste dont les candidats ont la moyenne d'âge la plus élevée", en l'occurrence celle de Christian Suronne.
Organiser ces élections municipales aura d'ailleurs coûté à l'État 193,5 millions d'euros, soit 42,6 millions de plus qu'en 2020. Les données complètes du second tour n'ont toutefois pas encore été révélées par le ministère de l'Intérieur.