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Municipales 2026 : des accords PS-LFI qui interrogent à un an de la présidentielle

En cherchant à sauver ses mairies, le PS pourrait avoir déroulé le tapis rouge à Jean-Luc Mélenchon en vue de 2027. [Bastien André / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

À deux jours du second tour des municipales, la campagne s’achève dans un climat d’incertitude. Entre fusions de listes et accords de circonstance, notamment à gauche, les alliances brouillent les repères. Un scrutin aux enjeux locaux, mais aux répercussions déjà nationales.

L’ultime rendez-vous électoral à un an de la présidentielle. Alors que le second tour des municipales se tient dimanche dans un peu plus de 1.500 communes, la campagne officielle prend fin ce vendredi soir à minuit.

Les partis politiques sont en ordre de marche et les candidats jettent leurs dernières forces dans la bataille. D’autant plus que l’issue est totalement incertaine, notamment dans les plus grandes villes françaises, où l’entre-deux-tours aura été marqué par des arrangements entre partis.

Fusion pour sécuriser la mairie, sans clarification politique

Des exemples, il y en a partout, avec plus d’une vingtaine d’accords ou de fusions au total, à l’image de Toulouse, où le socialiste François Briançon s’allie avec l’insoumis François Piquemal. Pas de programme commun, mais un partage des rôles : pour le premier, la métropole ; pour le second, le Capitole.

À Nantes, Clermont-Ferrand ou Brest, même logique : fusion pour sécuriser la mairie, sans clarification politique. Une série d’alliances locales qui dessine une tendance nationale. Pour la droite et le RN, le constat est clair : un PS qui recule et qui s’aligne sur LFI. Car il y a encore quelques jours, les socialistes refusaient tout accord avec les proches de Jean-Luc Mélenchon.

Le tapis rouge déroulé pour Jean-Luc Mélenchon ?

Aujourd’hui, ces lignes rouges ont disparu. Derrière ces fusions, le même reproche : des arrangements d’appareils plus que des projets. Alors, quel impact dimanche ? À droite, on mise sur un effet repoussoir. À gauche, certains redoutent une démobilisation.

Au-delà du scrutin, le risque politique est réel. En cherchant à sauver ses mairies, le PS pourrait avoir déroulé le tapis rouge à Jean-Luc Mélenchon en vue de 2027.