Lors d'une conférence de presse commune du gouvernement, le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, a annoncé "710 millions d'euros d'aides nouvelles" pour faire face à la hausse des prix des carburants.
Face à la crise au Moyen-Orient qui va "durer", "sous une forme ou sous une autre", Sébastien Lecornu et son gouvernement ont annoncé jeudi 710 millions d'euros d'aides nouvelles pour faire face à la hausse du prix du carburant, qui percute de plein fouet l'activité économique.
"Un soutien à hauteur d'1,2 milliard d'euros"
"Nous allons aujourd'hui apporter un soutien à hauteur d'1,2 milliard d'euros pour les travailleurs et les entreprises qui en ont le plus besoin, 470 millions d'euros d'aides qui ont d'ores et déjà été annoncées, et 710 millions d'euros" supplémentaires, a annoncé le ministre des Comptes publics, David Amiel, présent au côté du Premier ministre lors d'une conférence de presse depuis l'Hôtel de Matignon.
Déclenché fin février par les États-Unis et Israël contre l'Iran, le conflit a conduit à un blocage du détroit d'Ormuz, par où transite un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié.
Ce qui fait flamber les prix des carburants et renchérit les matériaux dérivés du pétrole comme le plastique. Cette inflation fait aussi grimper les intérêts de la dette publique, alors que le gouvernement veut tenir le déficit à 5% du produit intérieur brut (PIB) .
David Amiel a assuré que "la guerre ne crée aucun surplus" de recettes fiscales "pour l'Etat". "Entre le 1er mars et le 20 mai, (...) on a une augmentation de 10 millions d'euros de recettes liées aux carburants", comparativement à la même période en 2025, car la hausse des prix est partiellement compensée par une baisse des volumes achetés, a-t-il expliqué.