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Mouvement lycéen : fin de Parcoursup, nouvelles places à l'université... Le gouvernement tente de faire redescendre la pression

Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray et Philippe Baptiste, Ministre de l’Enseignement supérieur, lors de la conférence de presse d'annonce des mesures à destination des lycéens. [Xose Bouzas / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Après plus d'un mois de mobilisations et de blocages dans les lycées, le gouvernement a dévoilé une série de mesures, dont la fin de Parcoursup d'ici 2028 et la baisse des effectifs en seconde. Si le ministre de l'Éducation nationale estime avoir répondu point par point aux attentes, les syndicats lycéens, reçus à Matignon, évoquent une demi-victoire et maintiennent leurs appels à manifester.

Après plus d'un mois de blocages et de tensions dans les établissements, le gouvernement tente d'apaiser la colère des lycéens. À l'issue d'une réunion de plus de deux heures à Matignon avec Sébastien Lecornu, plusieurs annonces fortes ont été formulées. La mesure phare concerne la plateforme d'orientation Parcoursup, principal point de crispation, dont le remplacement est désormais acté d'ici 2028. L'exécutif promet également des effectifs réduits en classe de seconde, davantage de places à l'université, ainsi que des réponses ciblées sur le contrôle continu et l'état du bâti scolaire.

La pression continue

Du côté des syndicats, ces avancées sont accueillies comme une demi-victoire. Nathanaël Combary, président du syndicat Renouveau Lycéen, salue ces premiers progrès : "Aujourd'hui, félicitons-nous de ce que nous avons fait. Nous avons réussi à répondre à une partie des revendications des lycéens. Je suis sur le terme une partie. On a nécessité de continuer et on est en bonne voie pour réussir".

Face à ces réserves, le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, défend le travail accompli par le gouvernement : "Les lycéens peuvent se dire : 'Pendant des semaines on s'est mobilisés, on a fait part de nos demandes, ce soir on nous répond sur Parcoursup, on nous répond sur le bâti, on nous répond sur les classes chargées, on nous répond sur le contrôle continu'. Après, chacun est libre de trouver que c'est suffisant ou pas suffisant, mais en tout cas on répond point par point à tous nos lycéens".

Malgré ces réponses, la pression ne retombe pas totalement. Les organisations lycéennes appellent à poursuivre la mobilisation, notamment lors des journées d'action des 31 octobre et 5 novembre. Le gouvernement, de son côté, reste suspendu au risque d'une reprise des blocages au retour des vacances la semaine prochaine.