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Mobilisation des lycéens : le casse-tête pour l'exécutif de trouver des interlocuteurs légitimes, stables et structurés

Mobilisation des lycéens : le casse-tête pour l'exécutif de trouver des interlocuteurs légitimes. [Stephane de Sakutin / AFP]

Après la journée de mobilisation de ce mardi, l'exécutif tente le pari de l'apaisement. Sébastien Lecornu souhaite ouvrir le dialogue avec les lycéens. Le Premier ministre promet déjà des réponses, notamment sur Parcoursup. Mais le gouvernement se heurte à un vrai casse-tête : trouver face à lui des interlocuteurs à la fois légitimes, stables et structurés pour négocier. 

Alors qu'il tente de jouer la carte de l'apaisement avec les lycéens, l'exécutif se retrouve face à un problème : avec qui discuter et négocier dans la durée ? Car le mouvement est parti des lycées, de façon très diffuse, sans direction nationale ni porte-parole qui fasse autorité. 

Le gouvernement a choisi de passer par les établissements

Les organisations lycéennes tentent bien de structurer la mobilisation. Elles ont désormais mis sur la table une dizaine de revendications : sur les moyens, les recrutements, l'état des établissements ou Parcoursup. 

Mais leur représentativité reste discutée et rien ne garantit qu'elles puissent engager l'ensemble des élèves mobilisés. Le gouvernement a donc choisi de passer directement par les établissements. Jusqu'à vendredi, les emplois du temps seront banalisés pour permettre aux élèves de s'exprimer. 

Les recteurs feront remonter leurs demandes. Pendant ce temps, une consultation nationale est ouverte en ligne jusqu'au 23 octobre. Sébastien Lecornu promet ensuite des premières réponses. Reste à savoir, d'ici là, à qui les donner.