Éric Ciotti a demandé mardi la "révocation" du maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, qu’il accuse d’"attiser la violence" dans le cadre de la mobilisation lycéenne. L’allié du RN a également mis en cause la position de Sébastien Lecornu sur les violences.
L'allié du RN Éric Ciotti a demandé mardi la "révocation" par le Conseil des ministres du maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, qu'il accuse "d'attiser la violence" dans le cadre du mouvement de blocage des lycées.
"Je demande la révocation de Bally Bagayoko en Conseil des ministres", a affirmé sur CNews le maire de Nice, soulignant que cette instance a la "faculté" de prendre ce genre de mesure "quand un maire trahit sa charge".
"Il incite et attise la violence, alors qu'il est officier de police judiciaire et le représentant de l'État", a-t-il affirmé, assurant que si LFI arrivait au pouvoir, "nous serions immédiatement dans une dictature sanguinaire".
"La violence, à un moment donné, peut être légitime"
Le préfet de police de Paris, Patrice Faure, a saisi la semaine dernière la justice contre Bally Bagayoko pour "des faits présumés de provocation à commettre un délit".
Soutenant les lycéens mobilisés, l'édile insoumis avait estimé la semaine dernière que "la violence, à un moment donné, peut être légitime". "Mais chaque fois qu'on peut l'éviter, c'est mieux", avait-il aussitôt nuancé.
Par ailleurs, Éric Ciotti a douté "de la sincérité de la colère de Sébastien Lecornu cet après-midi" à l'Assemblée nationale, où le Premier ministre a condamné les violences en marge des manifestations lycéennes et réfuté toute "répression policière".
"Sur le fond, il a totalement raison, mais on ne peut pas avoir un double discours. On ne peut pas dénoncer LFI après les élections et s'allier avec eux aux élections", a affirmé le député des Alpes-Maritimes, en allusion au barrage républicain contre le RN lors des législatives anticipées de 2024.