Comment mettre fin à la flambée de violence ? Le gouvernement est sous pression face aux blocus des lycées partout en France. 1.747 individus ont été interpellés ce vendredi, plus de 5.000 au total depuis lundi. Comment l'exécutif répond-il à cette crise ?
Face à la mobilisation des lycéens et la montée de la violence, le gouvernement veut se montrer pleinement mobilisé. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, assure que tout est fait pour mettre fin aux violences.
Répondre à certaines revendications
"On peut entendre ici ou là qu'on incite parfois à la retenue : non ! Quand il y a des débordements, des dégradations, des violences, il y a des interventions des forces de l'ordre. Et aucune consigne de ne pas utiliser tout l'armement intermédiaire à disposition des forces de sécurité intérieure. On bascule dans de l'émeute et de la violence urbaine, on utilise toutes les armes intermédiaires pour y mettre fin."
Dans le même temps, le ministre de l'Éducation nationale est lui aussi sur le pont. Après avoir rencontré les représentants des lycéens, des professeurs et des parents d'élèves, Édouard Geffray promet de répondre à certaines revendications.
"Dès le début de la semaine prochaine, on va lancer un plan d'actions avec l'ensemble des recteurs de manière à ce que les remplacements puissent être sensiblement accélérés et qu'ils soient évidemment priorisés sur les classes à examen."
Pallier les absences de professeurs, en priorité dans les classes de première et de terminale : voilà une première réponse du gouvernement. Pas suffisante, toutefois, pour les organisations lycéennes et étudiantes, qui appellent à poursuivre la mobilisation.