Marseille : un audit sonne l’alarme sur la situation financière de la Ville

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Les finances de la Ville de Marseille sont pointées du doigt par un audit. 1:19
Les finances de la Ville de Marseille sont pointées du doigt par un audit. © GERARD JULIEN / AFP
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Le nouveau maire socialiste de Marseille, Benoît Payan, a dévoilé un audit sur la gestion de la Ville. "Nous allons terminer l’année avec une épargne nette négative de plusieurs millions d’euros", s’est alarmé le socialiste, qui a dénoncé au passage l’héritage de Jean-Claude Gaudin, au pouvoir pendant 25 ans dans la cité phocéenne. 

A Marseille, le lourd héritage de Jean-Claude Gaudin, maire de 1995 à 2020, n’est toujours pas soldé. Benoît Payan, le nouvel édile socialiste, a présenté mardi un audit des comptes de la Ville entre 2014 et 2019, commandé au cabinet Deloitte et Associés. Et selon ces résultats, les finances de la deuxième ville de France sont dans le rouge. Benoît Payan a dénoncé un bilan faussé et une dette cachée par la majorité Gaudin. "Nous sommes très, très en dessous du seuil d'alerte. Nous allons terminer l'année 2020 avec une épargne nette négative de plusieurs millions d'euros", a-t-il déclaré. 

"L’argent a été dépensé à tort et à travers" 

"Comment Marseille en est arrivée là ? C'est à cause de la gabegie financière. L'argent a été dépensé à tort et à travers. A Marseille, c'est le grand loto du patrimoine, pas celui qu'on restaure mais celui qu'on dilapide. Par exemple, la Ville est le plus grand propriétaire foncier de Marseille. Pour autan,t nous avons laissé notre patrimoine pourrir sur pied", a déploré l’édile. 

Benoît Payan promet des économies 

Le nouveau maire déplore notamment des investissements inutiles ou mal négociés, comme les travaux du stade Vélodrome ou encore la patinoire, presque deux fois plus chère que celle de Strasbourg, pourtant présentée comme équivalente en taille.

Selon France Bleu, 46 millions d’euros par an sont par exemple consacrés aux intérêts de la dette. La Ville va droit vers la banqueroute, selon Benoît Payan, qui promet des économies et une restructuration globale. Premier acte : il va tenter de renégocier auprès de l'Etat le coût des aménagements prévus pour accueillir des épreuves nautiques des J.O. de Paris 2024.