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Manifestations lycéennes : comment le gouvernement compte répondre à la colère des lycéens

Alors que la mobilisation des lycéens se poursuit, le gouvernement cherche toujours à identifier des interlocuteurs capables de porter leurs revendications. Face à un mouvement sans véritable direction nationale, l’exécutif mise notamment sur une consultation dans les établissements pour tenter d’apporter de premières réponses.

Répondre à la colère des lycéens sera le défi du gouvernement dans les prochains jours. Et ce n'est pas une mince affaire, tant les revendications semblent diverses, parfois loufoques. Autre difficulté majeure : quand les mouvements sociaux disposent habituellement de leaders, les interlocuteurs semblent cette fois impossibles à identifier.

C'est désormais tout le problème du gouvernement : avec qui discuter et surtout avec qui négocier dans la durée ? Le mouvement est parti des lycées de façon très diffuse, sans direction nationale ni porte-parole faisant autorité. Les organisations lycéennes tentent de structurer la mobilisation. Elles ont désormais mis sur la table une dizaine de revendications portant sur les moyens, les recrutements, l'état des établissements ou encore Parcoursup.

Des interlocuteurs légitimes

Mais leur représentativité reste discutée et rien ne garantit qu'elles puissent engager l'ensemble des élèves mobilisés. Or, pour le gouvernement, il ne suffit pas de trouver quelqu'un à recevoir à Matignon ou au ministère de l'Éducation. Il faut des interlocuteurs légitimes, capables de tenir une ligne, de porter des demandes précises et de rester autour de la table plusieurs jours.

Le gouvernement a donc choisi de passer directement par les établissements. À partir de mercredi et jusqu'à vendredi, les emplois du temps seront banalisés pour permettre aux élèves de s'exprimer. Les recteurs feront remonter leurs demandes.

Pendant ce temps, une consultation nationale est ouverte en ligne jusqu'au 23 octobre. Sébastien Lecornu promet ensuite de premières réponses. Reste à savoir, d'ici là, à qui les donner.