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Lutte contre l’entrisme islamiste : un rassemblement lié aux Frères musulmans interdit par le gouvernement

Dans un contexte de lutte renforcée contre l’entrisme islamiste, le gouvernement a interdit un rassemblement controversé. [Xose Bouzas / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Dans un contexte de lutte renforcée contre l’entrisme islamiste, le gouvernement a interdit un rassemblement controversé. Une décision motivée par des risques de troubles à l’ordre public. 

Dans la dernière ligne droite du quinquennat d’Emmanuel Macron, le gouvernement entend intensifier sa lutte contre l’entrisme islamiste comme le démontre l’interdiction récente d’un rassemblement jugé sensible, annoncée par le ministre de l’Intérieur. 

Officiellement, l’événement devait porter sur le dialogue et la cohésion. Mais dans le détail, son programme soulève des interrogations. Plusieurs conférences étaient prévues autour de thématiques comme l’islamophobie, ou encore un débat intitulé : "Pourquoi les musulmans obsèdent-ils nos médias ?". 

Une table ronde évoquant des agendas politiques jugés hostiles aux musulmans figurait également à l’ordre du jour. Autre point de vigilance pour les autorités : la liste des intervenants. Militants, responsables associatifs et universitaires devaient prendre la parole, certains étant connus pour leurs positions critiques à l’égard des lois contre le séparatisme. 

L’événement était organisé par une fédération issue de l’ex-Union des organisations islamiques de France

Parmi eux, un avocat ayant notamment défendu des organisations dissoutes en 2021, après l’assassinat de Samuel Paty. L’événement était organisé par une fédération issue de l’ex-Union des organisations islamiques de France, souvent présentée comme proche de la mouvance des Frères musulmans. 

Pour justifier son interdiction, la préfecture met en avant un risque de trouble à l’ordre public, dans un contexte de menace terroriste élevée. Les autorités évoquent également la possibilité de tensions avec des groupuscules d’ultra-droite. Les organisateurs ont contesté cette décision en justice. 

Le tribunal administratif doit désormais se prononcer, une réponse étant attendue dans la journée.