Libération de Carlos Ghosn : "Il va pouvoir se défendre beaucoup plus sereinement, tant mieux", déclare Bruno Le Maire

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Au micro d'Audrey Crespo-Mara mercredi, Bruno Le Maire s'est satisfait de la libération de Carlos Ghosn, l'ex-patron de Renault-Nissan, qui était détenu à Tokyo depuis plus de trois mois.
INTERVIEW

Après plus de cent jours passés en prison de Kosuge à Tokyo, Carlos Ghosn, grand patron déchu de Renault-Nissan, a quitté mercredi sa cellule, après avoir payé une caution d'environ 8 millions d'euros. L'ancien PDG, accusé de malversations financières, a remercié un nombre important de personnes lui ayant apporté un soutien. Dans cette liste, le gouvernement français n'est pas cité.

 

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"Tant mieux". "Nous n'abandonnons personne, mais le rôle du gouvernement n'est pas de s'immiscer dans une procédure judiciaire en cours", a tenu à préciser Bruno Le Maire, mercredi, au micro d'Audrey Crespo-Mara sur Europe 1. "Carlos Ghosn est libéré, il va pouvoir se défendre beaucoup plus sereinement. Tant mieux", déclare Bruno Le Maire. Et de poursuivre : "Mais ma responsabilité en tant que ministre de l'Economie et des Finances, c'est que les centaines de milliers d'emplois de l'alliance entre Renault et Nissan sont protégés."

Le tribunal de Tokyo aassorti sa décision de diverses conditions, dont l'interdiction pour Carlos Ghosn de quitter le Japon, même pour un bref séjour, et des dispositions pour éviter sa fuite et la destruction de preuves. L'ex-PDG avait été arrêté le 19 novembre à son arrivée à Tokyo. Il est inculpé de fausses déclarations de revenus aux autorités boursières et d'abus de confiance au détriment de Nissan, qui est à l'origine de l'enquête le visant.

Europe 1
Par Anaïs Huet