Après trois jours de violences, les candidats à la présidentielle rivalisent de fermeté. Bruno Retailleau réclame l'état d'urgence, Gabriel Attal n'écarte pas le recours à l'armée, Jordan Bardella mise sur la loi "casseur-payeur" et la majorité pénale à 16 ans. Chacun promet de rétablir l'ordre, avec ses méthodes.
Trois jours de violences ont lancé la course à la fermeté chez les candidats à la présidentielle. État d'urgence, armée dans la rue, nouvelles lois : chacun promet de rétablir l'ordre, avec ses propres méthodes.
"Nous sommes en guerre, et ce samedi, la France a perdu une bataille", a lancé Bruno Retailleau. Pour le candidat des Républicains, il ne fait aucun doute qu'Emmanuel Macron doit instaurer l'état d'urgence.
"L'état d'urgence permet de réagir très vite et de donner aux préfets les moyens d'interpellations, d'interdictions. Et dans un second temps, il faut faire entrer dans la loi qu'un binational peut être déchu de la nationalité française", explique-t-il.
Gabriel Attal choisit une autre piste, celle de l'armée. "S'il faut temporairement avoir recours à des forces armées, il faut le faire", estime-t-il.
Jordan Bardella répond sèchement à Gabriel Attal
Face à cette surenchère, Jordan Bardella veut incarner la responsabilité. Il répond sèchement au candidat de Renaissance. "Je veux rappeler à Gabriel Attal, qui, pour exister médiatiquement, veut être plus à droite que le RN, que les forces armées dans la rue ont un nom, ça s'appelle la gendarmerie", lance-t-il.
Le Rassemblement national se concentre pour sa part sur des mesures concrètes. Il veut voter la loi "casseur-payeur", abaisser la majorité pénale à 16 ans et créer des centres de rétention. Jordan Bardella résume sa position en une formule : "Tu touches à un policier, tu dors en prison."