Alors que les parlementaires voteront lundi pour autoriser ou non la publication du rapport de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, Charles Alloncle assure qu'une issue défavorable serait une "faute démocratique" .
Depuis ce mercredi, le rapport de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public est accessible aux membres de la commission. Chacun leur tour, ces derniers sont venus l'étudier dans une salle isolée de l'Assemblée nationale, sans téléphone ni assistant.
Charles Alloncle, gagnant dans tous les cas ?
Pour cause, pas une virgule de ces 300 pages ne doit fuiter avant le vote prévu ce lundi, car si les députés décident d'enterrer ce rapport, personne n'y aura plus jamais accès. "Ce serait une faute démocratique", affirme le rapporteur Charles Alloncle, qui ajoute que "les Français seraient empêchés de connaître la vérité, comme par exemple la surfacturation des sociétés de production, le système Delphine Ernotte ou encore la gestion budgétaire catastrophique de l'audiovisuel public".
Le président de la commission, ainsi que les députés de droite et du Rassemblement national, plaident pour sa publication. En revanche, la gauche devrait s'y opposer, les macronistes hésitant encore. L'issue reste donc incertaine, mais quel que soit le résultat, Charles Alloncle aura gagné. "Soit nous validons ses conclusions, soit il devient un martyr", conclut un parlementaire.