Le gouvernement suspend l'examen de la révision constitutionnelle jusqu'à nouvel ordre

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Les débats sur le projet de révision constitutionnelle sont suspendus (image d'illustration)
Les débats sur le projet de révision constitutionnelle sont suspendus (image d'illustration) © Thomas SAMSON / AFP
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L'examen de la révision constitutionnelle par les députés est suspendu jusqu'à nouvel ordre à partir de dimanche, annonce la ministre de la Justice Nicole Belloubet.

Le gouvernement a décidé de suspendre l'examen de la révision constitutionnelle jusqu'à nouvel ordre, a annoncé dimanche la garde des Sceaux Nicole Belloubet, alors que l'Assemblée est paralysée depuis plusieurs jours par l'affaire Benalla.

Séance levée jusqu'à lundi 16 heures. "Le gouvernement a décidé de suspendre l'examen de la révision constitutionnelle et souhaite que celui-ci puisse reprendre ultérieurement dans des conditions plus sereines", a indiqué la ministre, le président de l'Assemblée François de Rugy (LREM) annonçant dans la foulée la levée de la séance jusqu'à lundi 16 heures, horaire prévu d'examen du projet de loi "avenir professionnel".

 "Je ferai tout pour que la réforme constitutionnelle aboutisse". Nicole Belloubet a dit "regretter" que les travaux aient été interrompus à la suite "des révélations concernant M. Benalla". Alors que, selon elle, le texte constitutionnel contient des "propositions extrêmement positives pour le renforcement de notre démocratie". "Je ferai tout pour que la réforme constitutionnelle aboutisse", a ajouté François de Rugy, jugeant que "la rénovation de nos institutions est plus que jamais nécessaire, nous venons encore d'en apporter la démonstration".

"L'agitation doit retomber et elle retombera, le travail législatif doit reprendre et il reprendra", a poursuivi le titulaire du "perchoir". Il a indiqué qu'il consulterait les présidents de groupe et le gouvernement pour organiser "les débats des deux prochaines semaines", d'ici la fin de la session

Trois jours de débats perturbés. Les parlementaires ont notamment réclamé l'audition du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb et du préfet de police Michel Delpuech qui auront lieu lundi. Samedi, ils se sont également insurgés contre l'attribution d'un badge à Alexandre Benalla lui permettant d'accéder à l'Assemblée nationale.