Le futur patron du PS devra avoir de "l'autorité", juge Aubry

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Martine Aubry, FRANCOIS LO PRESTI / AFP 1280
Martine Aubry a confié attendre de "regarder le fond" des projets des postulants avant d'annoncer son choix. © FRANCOIS LO PRESTI / AFP
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Trois députés ont annoncé leur candidature à la tête du PS. Les candidats à la succession de l'ex-Premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis ont jusqu'au 27 janvier pour se faire connaître.

Martine Aubry, maire de Lille et ancienne première secrétaire du PS, a jugé mercredi que le futur patron du parti devrait avoir de "l'autorité". "Il faut quelqu'un qui ait de l'autorité : j'ai été bien placée pour savoir qu'on n'était pas au pays des Bisounours ! Il faut une ligne et ramener tout le monde dans cette ligne", a-t-elle dit en marge d'une conférence de presse à la mairie où elle recevait des syndicats de chez Pimkie.

"L'unité pour l'unité, ça ne veut rien dire." Selon Martine Aubry, "l'unité ne se déclare pas en disant 'ne nous divisons pas', c'est très bien qu'il y ait plusieurs candidats sur des lignes à l'évidence différentes. L'unité pour l'unité, ça ne veut rien dire (...)."

Trois députés ont annoncé leur candidature à la tête du PS : Olivier Faure, ancien porte-parole du PS et président du groupe Nouvelle Gauche à l'Assemblée, Stéphane Le Foll, député de la Sarthe et ancien ministre de l'Agriculture, et Luc Carvounas, député socialiste du Val-de-Marne.

Aubry attend de "regarder le fond" avant de se prononcer. Si Martine Aubry, qui avait occupé le poste de Première secrétaire de 2008 à 2012, a dit avoir son idée sur son candidat préféré, elle a confié attendre de "regarder le fond" des projets des postulants avant d'annoncer son choix. Les candidats à la succession de l'ex-Premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis ont jusqu'au 27 janvier pour se faire connaître, l'élection étant prévue le 29 mars, et le Congrès les 7 et 8 avril.

Interrogée sur la politique du chef de l'Etat, Martine Aubry a dit "apprécier" le discours européen d'Emmanuel Macron. "Je pense que ce qu'il fait actuellement à l'international est une bonne chose", a-t-elle dit. Elle a toutefois critiqué la politique du gouvernement en France. "Je pense que beaucoup des ruptures du droit du travail, de la la politique fiscale, des emplois aidés, de la politique du logement sont en train de casser beaucoup de choses dans notre pays", a-t-elle estimé.