Le fils de Simone Veil sur la liste LREM pour les européennes : "Ma mère aurait pu être candidate pour défendre ce projet"

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Jean Veil figure sur la liste LREM pour les européennes.
Jean Veil figure sur la liste LREM pour les européennes. © ludovic MARIN / POOL / AFP
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Dans les colonnes du "Journal du Dimanche", Jean Veil explique avoir voulu apporter, via son patronyme, l’héritage de ses parents à la liste présidentielle pour les européennes. 

Il a conscience du "poids symbolique" que son nom représente dans la bataille des européennes. Jean Veil, fils de Simone Veil, disparue le 30 juin 2017, figure en avant dernière position sur la liste LREM pour les européennes, liste conduite par Nathalie Loiseau. Dans un entretien au Journal du Dimanche, cet avocat explique les raisons de son ralliement, se disant certain que ses parents auraient "été sur la ligne" défendue par le parti d’Emmanuel Macron.

"J’appartiens à la première génération qui n’a pas connu la guerre. Celle de mes parents a eu le courage de considérer que la paix était primordiale, que les peuples européens avaient plus de valeurs et de références communes que de différences", explique Jean Veil, pour faire valoir une vision progressiste de l’Union européenne, qui doit notamment être mue par "l’adhésion à la démocratie". "Nous devons être à la hauteur de cet héritage pour le transmettre à nos propres enfants. C’est pour cela que je m’engage", déclare-t-il.

"Notre Europe, c’est la paix, la défense de la démocratie"

Pour Jean Veil, l’Europe doit être un gage de stabilité pour ses membres, face à l’émergence de nouvelles menaces. "L’Europe est souvent critiquée ; elle ne fait pas tout bien, mais au moment où les États-Unis se désengagent, où la Chine monte en puissance et où l’Afrique se développe avec sa démographie galopante, nous avons besoin d’être unis pour rester forts", explique-t-il, toujours dans les colonnes de l'hebdomadaire. "Ce qui doit guider notre Europe, c’est la paix, la défense de la démocratie et le besoin de constituer des ensembles économiques qui permettent aux populations de vivre convenablement."

En 78ème position sur la liste LREM, Jean Veil a conscience que ses chances d’être élu sont inexistantes, mais il espère toutefois que l’héritage qu’il porte, via son patronyme, apporte un soutien décisif à la majorité présidentielle pour le scrutin du 26 mai. "C’est moi qui ai proposé mon concours à Emmanuel Macron, en apportant mes réflexions personnelles et le nom de mes parents", glisse-t-il. "Mes parents n’auraient peut-être pas approuvé chaque détail, mais ils auraient été sur cette ligne. Ma mère aurait pu être candidate pour défendre ce projet", assure-t-il, Simone Veil ayant été la première présidente du Parlement européen (1979-1982) élue au suffrage universel.