"La police n'a pas à entrer dans l'école", juge le porte-parole du Rassemblement national Sébastien Chenu

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Le porte-parole du RN s'est insurgé mardi matin sur Europe 1 des mesures envisagées par le gouvernement pour lutter contre la violence et estime qu'"il faut redonner du poids à l'autorité du prof".
INTERVIEW

Christophe Castaner va-t-il trop loin en voulant mettre des policiers dans les écoles ? C'est en tout cas l'avis de plusieurs responsables politiques, parmi lesquels Marine Le Pen. Au micro d'Audrey Crespo-Mara mardi matin sur Europe 1, Sébastien Chenu, le porte-parole du Rassemblement national, a abondé en ce sens, jugeant sévèrement la stratégie du nouveau ministre de l'Intérieur.

"L'instruction c'est l'école, l'éducation c'est la famille". "Il y a une confusion permanente sur les missions de l'école et à mettre les moyens en face. Si ce gouvernement découvre la violence à l'école et n'est pas capable de s'entendre sur les solutions, qu'ont-ils réfléchi sur ce qu'est notre société ? La police n'a pas à entrer dans l'école", a martelé le député du Nord. "L'instruction c'est l'école, l'éducation c'est la famille. On doit donc, sur ces deux missions, être fermes. (…) Il faut redonner du poids à l'autorité du prof. Et l'on doit sanctionner les familles qui ne sont pas en mesure de tenir leurs gosses", a affirmé Sébastien Chenu, qui suggère toujours de supprimer les allocations familiales aux parents dont les enfants commettent des faits de délinquance. "C'est la double peine oui, mais ce n'est pas très grave car il faut savoir ce que l'on veut."

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"De la vieille politique" sécuritaire. Le Rassemblement national, qui fustige souvent le laxisme de l'exécutif sur la question sécuritaire, ne soutient aucune des mesures envisagées par le gouvernement pour enrayer la violence à l'école. La création de vingt centres éducatifs fermés pour les adolescents qui posent le plus de problèmes ? "De la vieille politique", dénonce Sébastien Chenu. "Ça fait au moins 15 ou 20 ans que ça existe. On réinvente l'eau chaude sans arrêt. Castaner et Belloubet ne s'entendent pas", avance le député du Nord. 

Une confiance "toute relative" en Christophe Castaner. C'est avec beaucoup d'attention, et une certaine dose de scepticisme, que Sébastien Chenu va donc observer le ministre de l'Intérieur à sa tache. Lundi, Christophe Castaner a porté plainte après la diffusion sur les réseaux sociaux d'un texte appelant à attaquer les forces de l'ordre "au mortier, feux d'artifice, pétards, pierres…" "C'est le minimum de ce que l'on attend", considère Sébastien Chenu, qui attend davantage du gouvernement face à "l'ensauvagement XXL de notre société." "Aujourd'hui, cette violence est permanente, récurrente, et l'Etat doit se montrer d'une grande fermeté. On va tester Castaner sur la longueur, même si la confiance est toute relative…"