Jean-Michel Blanquer : "Le mouvement des 'gilets jaunes' n'a rien à voir avec les lycées"

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Le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a estimé mardi sur Europe 1 que les blocages de lycées étaient "minoritaires" et principalement le fait de "personnes extérieures". 
INTERVIEW

Alors que des dizaines de lycées sont perturbés voire bloqués depuis deux jours, et par endroits théâtres de heurts dans le sillage du mouvement des "gilets jaunes", le ministre de l’Éducation nationale a lancé mardi sur Europe 1 un appel au calme. "À tous ceux qui nous écoutent, qui connaissent des lycéens dans leur entourage, le message est aujourd'hui : 'Attention, il y a des problèmes de sécurité qui se sont posés hier (mardi) et avant-hier (lundi), et il est extrêmement important de ne pas être dans ces logiques de blocages et de violences'", a prévenu Jean-Michel Blanquer au micro de Sonia Mabrouk.

"Les 'gilets jaunes' leur ont dit d'aller étudier". Pour autant, le ministre estime que le risque de contagion des "gilets jeunes" par les "gilets jaunes" reste faible. "Le mouvement des 'gilets jaunes' n'a rien à voir avec les lycées. Lorsque des lycéens sont allés vers des 'gilets jaunes' ces derniers temps, les 'gilets jaunes' leur ont dit très souvent d’aller étudier, que ce n’est pas le sujet, 'n’allez pas vous nuire à vous-mêmes'", a insisté Jean-Michel Blanquer.

"Des personnes extérieures qui créent les troubles". Jean-Michel Blanquer considère par ailleurs que le mouvement de blocage d'une partie des lycées français est le fait de personnes non scolarisées dans les établissements visés, et minimise ainsi sa portée : "Pour l’instant, c’est minoritaire, ce sont environ 200 lycées bloqués sur les 4.000 que compte la France, donc c’est à peu près 5%. Mais au-delà de ce chiffre, c’est dans la nature de ce qu’il se passe : ce sont très souvent des personnes extérieures au lycée qui jouent un rôle pour créer les premiers troubles, et il y a une violence extrême qui se produit ensuite".

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Appel au calme. "La société est traversée par des pulsions de violences, et c’est donc mon rôle, ainsi que celui des médias et de tous ceux qui nous écoutent, d’apporter de la sérénité et un discours de responsabilité (…) J’appelle au calme et il faut que l’ensemble de la population se responsabilise. Une démocratie, c’est aussi un enjeu de maturité de l’ensemble des citoyens", a enfin lancé le ministre de l’Éducation nationale.