Visé par une plainte pour "provocation à la discrimination au logement" après sa promesse d’instaurer la "priorité nationale" pour les logements sociaux, Thierry Mariani défend sa position. Invité dans "Eliot Deval et vous", le candidat RN à la mairie de Paris assume la polémique et dénonce une instrumentalisation politique du logement social. Réécoutez l'extrait. Vous pouvez réagir au 01.80.20.39.21.
Une "priorité nationale" qui dérange ? Thierry Mariani, candidat RN à la mairie de Paris, est visé par une plainte de l'association La Maison des Potes pour "provocation à la discrimination au logement" en raison de sa promesse de campagne d'instaurer la priorité nationale. Invité de l’émission Eliot Deval et vous, le député européen répond à la polémique.
"Je suis là pour défendre les Parisiens"
"J’assume, je prends cette plainte comme une décoration. Parce que moi, je suis là pour défendre les Parisiens qui travaillent, défendre les Français. Assez de cette inversion des valeurs", insiste-t-il.
Pour lui, il y a aujourd’hui "des HLM à la mairie de Paris qui sont donnés avec certains critères qui, par moment, manquent de clarté". "Il y a 270.000 HLM à peu près à Paris. Ça fait 25% du parc locatif. L'objectif du candidat socialiste, le successeur de Mme Hidalgo, c'est de porter cela à 40%. C'est-à-dire que certains, en réalité, veulent influencer la composition de la ville de Paris", dénonce Thierry Mariani.
"Et en plus, quand je vois M. Grégoire, qui met sur un de ses derniers tweets : 'Nous donnerons le droit de vote aux immigrés dans toutes les consultations locales', le programme est clair. C'est une préférence, je pèse mes mots, à une population étrangère. Parce que c'est une préférence pour un futur électorat. Moi aussi je pourrais porter plainte comme M. Grégoire. Mais comme je respecte la démocratie, contrairement à tous ces gens de gauche, il a le droit d'avoir cette idée qui est illégale”, rapporte le candidat à la mairie de Paris.